‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 88 sur 335 · CHAPITRE iri. l · texte numérisé non relu

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libres ou les réunissant. Il appliqua de la même manière, de l'autre coté B de l'anneau, soixante pieds du même fil, dirigé dans le même sens que le premier.

Il mit en rapport la spirale B avec un multiplicateur, et les fds de A ayant été i-éiuiis bout à bout à leurs extrémités, furent mis en communication avec une pile de dix couples de quatre pouces carrés. L'aiguille aimantée fut alors déviée, et beaucoup plus que lorsqu'on employait une pile de force décuple avec des spirales sans anneau de fer. L'effet de même ne fut pas permanent, car l'aiguille reprit aussitôt sa position naturelle d'équilibre. En inlerromparit le contact avec la batterie, Taiguille fut déviée aussi fortement, mais dans une direction contraire à celle qu'elle avait prise quand le courant fut établi.

11 remarqua également que l'aiguille aimantée du multiplicateur se déviait d'un coté ou de l'autre, suivant que les extrémités du fd de A communiquaient avec l'un ou l'aulre des pôles de la pile.

Toutes les fois (ju'il employait une pile énergique, de cent couples par exemple, l'action produite était si énergique, que l'aiguille aimantée tournait rapidement quatre ou cinq fois sur elle-même, avant d'osciller pour reprendre sa position ordinaire d'équilibre.

En plaçant un morceau de cliarbon bien recuit et effilé h cbacune des extrémités de la spirale B, et rapprochant les deux bouts effilés de manière à les mettre en contact, il aperçut une petite étincelle électrique, aussitôt que la communication fut établie. Rarement il put voir l'étincelle quand le contact avec la pile cessait. Il forma, sur un cylindre chmix de carton, huit spirales avec deux cent vingt pieds de fil de cuivre recouvert de soie. Quatre d'entre elles, réunies bout à bout, furent mises en communication avec le multiplicateur, et dans les quatre autres, également jointes ensendile, on fit passer la décharge d'une pile de cent couples. L'aiguille aimantée éprouva une action à peine sensible; mais aussitôt qu'on eut introduit datis le tube de carton un

l5o DÉGAG. DE l'ÉLEC. PARL'aCT. DES AIMANTS.

cylindre de fer doux, l'aiguille aimantée fut fortement affectée. Un cylindre de cuivre fut absolument sans action.

8y.ll obtint do semblables effets avec les aimants ordinaires. Ayant mis en communicution avec le multiplicateur toutes les spirales élémentaires de la spirale creuse dont on vient de parler, il y introduisit le cylindre de fer doux, et arrangea deux barreaux aimantés, de manière que d'un côté leurs pùles opposés fussent mis en contact entre eux, et de l'autre avec les deux bouts du cylindre de fer, pour le transformer en un aimant. Au moment où le contact fut opéré, l'aiguille aimantée fut déviée; elle reprit, après quelques oscillations, sa position ordinaire d'écjuiiibre , et se dévia de nouveau dans une direction contraire, lorsque l'on relira les ainiaiîts. En renversant les contacts magnétiques, les déviations de l'aiguille (ui'ent aussi cliangées.

11 observa, au moyen de la déviation de l'aiguille aimantée, que le courant secondaire qui est produit par Iniluence a une direction contraire au couiant (jui aurait été employé pour développer dans le (er doux un magnétisme de la même polarité que le magnétisme rét-llement produit par le contact avec les barreaux aimantés. M. Faraday expérimenta ensuite avec le grand aimant de la Société royale de Londres, qui est formé d'environ quatre cent cirupiante barres aimantées, dont cbacune est longue de quinze pouces, large d'un pouce, et de l'épaisseur d'un di'ini-jiouce. Il est disposé dans une boîte, connue riii(iic|ue la figure 44 ■> ^^'^ manière à présenter à l'une de ses exlrénutés i\i'U\ piiles extérieurs, qui débordent la boîte de six pouces. Il faut une force de pjès de cent livres pour rompre le contact d'un cylintlre de 1er doux (ju'on apjjjicpie dessus. Voici les principaux résultats tpie M. Faraday obtuit avec cet aimant. 11 mil en coutacl avec les deux |)oies un cylindre de fer doLix, long de treize pouces, placé dans la spirale creuse qui a été décrite, et tlonl les bouts réiniis en deux extrémités avaient été mis en communication avec le

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