‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 96 sur 335 · L.r=»<.«t.^..jfrnajncj»a · texte numérisé non relu

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lf>-2 Dr LA QrATVTITl': d'i'LFCT. QT 'r\ rORPS ISOLK,F.TC,

Observations sur le tableau ci-joint.

C)4.0u voit , d'après les résultats consignés dans la 7* colonne, que le rapport de la force électrique perdue à la force totale, a été représenté le niénie jour, ou dans le même état d'humidité de l'air, par une (juantité constante; que ce rapj)ort n'a varié qu'à mesure que fliygromètre a annoncé une variation; que pour un même. état de l'air, la perte de l'électricité est toujours proportionnelle à la densité électrique.

La loi de la perte de la densité électric|ue étant déterminée, Coulomb a trouvé par le calcul l'état électrique des i\cu\ balles après un tejnps donné (1),

Avec des balles de gi'osseur très-différente, et ne possédant pas la même densité électrique, le raj)port de la force perdue dans une minute à la force totale reste toujours une quantité constante. Quelles que soient la figure et la grandeur d'un corps électrique, le décroissement de la dePisité électrique a toujours pour mesure une quantité qui est à peu près constante, pourvu que l'ail- soit sec et que le degré d'électricité ne soit pas considérable. (Coulomb a trouvé encore que la nature du corps u'inilue nullement sur la loi du décroissement de l'électricité; ainsi, dans unt; série d'expériencp qu'il a faites à ce sujet, l'électricité décroissait de ^7 par minute poiu' (K's balles de sureau, des balles de cuivre, et même pour des balles de cire d'Espagne.

Ji'affaibiissement de l'électricité dans l'air dépend de l'état bygrométri<|ue de l'air. Pour le déterminer, Coulomb a cliercbé le rapport (|ui existe entre l'état plus ou moins humide de l'air, et le décroissement de l'éleclricité dans une minute; il a trouvé que ce décroissement est proportionnel au cube du poids de l'eau contenue dans un volume d'air. Néanmoins, cet illustre

(1) Mcnioiros <lo l'Afad. îles Se, 178J, }). ^19.

- CH/VPITRF IV. l63

physicien n'a pas regardé cette loi comme suffisamment démontrée.

95. II nous reste à trouver la quantité d'électricité qui se perd le long des supports isolants; voici la marche que Coulomh a suivie (ij : il a pris pour soutiens des corps qui étaient assez isolants pour que l'on pût faire de suite plusieurs observations, sans être forcé à chaque fois d'électriser les balles. Il a déterminé ensuite par le calcul. la partie de l'électricité perdue par le contact de l'air, et celle perdue le long du soutien. La bal le de moelle de sureauqu'ila introduitedansl'ouverture de la balance pour chasser celle de l'aiguille, était soutenue par un fil simple de soie, tel qu'il sort du cocon, et d'une long-ueur de i5 pouces. Le tableau n" 2 renferme les résultats qu'il a obtenus dans deux expériences faites les 28 et 29 mai , les mômes jours qu'il a expérimenté pour former le tableau n° i. En comparant donc les résultats de celui-ci avec ceux consignés dans l'autre, il sera facile d'en déduire la quantité d'éleclricité perdue, à chaque instant, le long des soutiens.

(i) Mémoires de l'Acad. des Se, 178"), p. G-i'].

iG/l Dr JA QITAXT. WÉLFC. Qli'uX CORPS ISOLIO PKRD,

Pour déterminer la perte de]

des expériences.

1 expcnonce, le a8 mai.

2 expérience, le 2(f mai.

Matin.

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