‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 101 sur 208 · CHAPITRÉ VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRÉ VIII

gagement de gaz acide carbonique, il s’est déposé peu à peu de l’oxide de fer et des cristaux de un à deux millimètres de longueur, présentant la forme du feldspath. Ces cristaux étaient d’autant plus gros qu’on laissait les substances réagir plus longtemps. Ils sont infusibles et rayent le verre. L’expérience a duré six mois. Le fer limoneux étant un composé de silice, d’alumine et de peroxide de fer, il est probable que l’acide bydro-chlorique a dissous une certaine quantité de ces trois substances et que la réaction de la solution étendue d’eau sur le calcaire a mis en présence, à mesure que l’excès d’acide a été enlevé, la silice, l’alumine et la cbaux, qui se seront combinées de manière à former un feldspath à base de chaux.

Troisième expérience . — On a versé un lait de cbaux dans une solution de perchlorure de fer, à laquelle on avait ajouté une infusion brune de blé torréfié. Le précipité ayant été lavé à grande eau, puis mêlé avec ce liquide, on l’a soumis dans une marmite à une pression de onze atmosphères. Il s’est précipité des grains siliceux qui provenaient du lait de chaux. On a 1 épris la matière que l’on a redissoute dans l’acide bydro-chlorique; la dissolution ayant été filtrée, on l’a filtrée de nouveau à travers de la craie de Meudon, qu’011 avait fait passer dans une batiste très-fine, «à l’aide de l’eau, pour en séparer les grains quartzeux. Il s’est déposé dans la craie de l’oxide de fer. Quand la filtration était difficile, on acidifiait la liqueur. Au bout de quinze jours on a repassé par la batiste le blanc de Meudon et l’on a traité par l’acide bydro-chlorique la partie qui n’avait pas passé; on a obtenu des petites concrétions siliceuses opalines, dont plusieurs ont la forme de couronnes et présentent une fente du centre à la circonférence; elles sont infusibles au chalumeau et rayent le fer; celles qui sont colorées étant chauffées modérément prennent une teinte enfumée, en raison de la matière organique quelles renferment. Ces concrétions doivent leur formation très-probablement à la réaction lente de la dissolution

146 act. lentes a l’aide desq. on forme, etc.

du peroxide de fer de la chaux, et de la silice, dans l’acide hydro-chlorique, sur la craie qui renfermait aussi de la silice. A mesure que l’excès d’acide se portait sur la chaux de la craie, la silice et le fer se précipitaient. On aurait pu se dispenser de soumettre la solution à une pression atmosphérique. Les trois expériences que nous venons de rapporter sont importantes en ce qu’elles font connaître des circonstances dans lesquelles les particules de la silice prennent un mode d’agrégation analogue à celui du quartz agate de la nature.

I i pi . On sait depuis longtemps que, lorsqu’on expose à l’air libre une solution de silice dans la potasse, autrement dite liqueur des cailloux, à mesure que la potasse absorbe l’acide carbonique de l’air, elle abandonne la silice, qui cristallise en prismes hexaèdres, terminés par des pyramides, comme le quartz naturel; mais on a reconnu que ce quartz renferme toujours une certaine quantité de potasse.

M. Pelouse a conservé, pendant deux ans, de l’acide hydro-chlorique concentré dans une bouteille de verre vert. On a retrouvé, après ce temps, au fond de la bouteille, des grains cristallisés de quartz, contenant environ 7-^-7 de potasse. L’acide hydro-chlorique, en réagissant sur le verre, s’est emparé de l’alcali et a mis en liberté la silice, qui a cristallisé. Il est infiniment probable que cette substance n’a été dissoute et que la cristallisation n’a commencé que lorsque l’acide en a été sursaturé

ï 192. M. Cagniard-Latour ayant traité des scories de fer, composées eu grande partie de silicate de ce métal, par le sous-carbonate de soude, à l’aide de la chaleur, a dissous la combinaison dans l’eau, puis a filtré et a acidifié pour saturer l’excès d’alcali et dissoudre la silice. Cette dissolution, abandonnée à elle-même, a déposé, par l’évaporation, des grains siliceux cristallisés, infusibles au chalumeau et ne rayant pas le verre.

1193. Nous-même ayant mis dans un tube fermé par un bout un silicate et un aluminate de cuivre avec une lame de fer et une solution saturée de sel marin , peu à

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