CHAPITRE II
sotype; car il suffit de laver la poussière à plusieurs reprises, avec de l’eau distillée, pour lui enlever la propriété de réagir sur les couleurs végétales. Au surplus, si fou verse quelques gouttes d’acide hydro chlorique dans l’eau et. que l’on fasse évaporer et cristalliser, on obtient de petits cristaux de chlorure de sodium.
Le basalte, le feldspath et différentes laves qui renferment de la potasse ou de la soude, produisent les mêmes effets , quoiqu’il un degré différent; or, comme la porphyrisation de ces diverses substances est accompagnée de phosphorescence, signe indicateur d’effets électriques, on peut admettre que l’action mécanique suffit pour décomposer les corps dans certaines limites.
Le fer oligiste, plusieurs silicates non alcalins, le cristal de roche, différents quartz, le sulfate de baryte, etc., chauffés préalablement et lavés ensuite avec de l’eau distillée, ne donnent point la réaction après la trituration; on doit donc attribuer la réaction alcaline observée par Vauquelin à des corps étrangers adhérents à la surface du cristal de roche et contre lesquels il ne s’était pas mis en garde.
1039. La chaleur dégagée dans la porphyrisation n’intervient-elle pas pour opérer la décomposition que nous venons de signaler? Nous ne le pensons pas. Voici nos raisons : élevons jusqu’au rouge la température d’uu fragment de mésotype , plaçons - le après le refroidissement sur un papier à réactif, avec une goutte d’eau; il ne se manifeste aucune réaction. Broyons-le ensuite, et après avoir lavé la poudre à plusieurs reprises avec de l’eau distillée, chauffons-la jusqu’à ce qu’elle commence à s’agglutiner ; elle ne manifestera encore aucune réaction alcaline: mais il n’en sera plus de même en la triturant de nouveau ; elle se comportera alors comme il a été dit ci-dessus.
io/|0. On facilite la décomposition des corps par la porphyrisation et le frottement, en leur présentant d’autres corps dont les éléments peuvent réagir sur les leurs, à la manière des doubles décompositions.