DESCRIPT. DE LA. BAL. ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE
formule du pendule. Cette méthode ne peut servir que lorsqu’il s’agit de comparer ensemble des courants d’une certaine force, produits par de l’électricité fournie par une source constante. La seconde, qui est destinée à évaluer de faibles courants, exige l’emploi d’un multiplicateur; les déviations de l’aiguille aimantée, comme on sait, font connaître l’intensité du courant. Mais quand ces déviations dépassent une certaine limite, il est impossible d’obtenir une loi générale qui exprime le rapport entre la déviation de l’aiguille aimantée et l’intensité du courant, et même de former une table empyrique, capable de donner des résultats sur lesquels on puisse compter.
Nous avons suivi une autre marche : nous évaluons en poids l’effet électro-magnétique d’un courant.
On prend une balance d’essai, TBC (fîg. 6), trébuchant à une fraction de milligramme. A chacune des extrémités du fléau^/', on suspend à une tige verticale , d’un décimètre de long, un plateau p,p . Au-dessous de chaque plateau se trouve un anneau qui sert à suspendre un barreau d’acier aimanté a b , ci b\ au moyen d’un fil de soie: chaque barreau a 3 millimètres de diamètre et 8 centimètres de long. Ces deux barreaux sont aimantés à saturation et tournent leur pôle boréal en bas, c’est-à-dire le pôle qui regarde ordinairement le sud , quand l’aiguille aimantée est suspendue horizontalement. On évite par ce moyen que les aimants ne perdent une partie de leur magnétisme. Les deux plateaux de la balance, quand ils sont en équilibre , doivent trébucher au moins à un demimilligramme.
On prend ensuite deux tubes creux en verre, d’un, diamètre assez grand pour que les deux barreaux puissent y entrer sans toucher les parois, quand ils sont placés verticalement au-dessous d’eux. On enroule autour de chacun de ces tubes un fil de cuivre recouvert de soie de manière à former une hélice de dix mille circonvolutions, s’il s’agit de courants électro-chimiques, bu d’un petit nombre de tours si l’on ne veut opérer que