FORCE
correspondante. 1
D’après ces observations , pour obtenir des décompositions chimiques avec le courant provenant d’un seul couple, il faut disposer les choses pour que les lames décomposantes ne soient pas polarisées; c’est ce qui arrive, par exemple, quand elles sont en cuivre, etquele liquide soumis à leur action est du nitrate de même métal : le cuivre qui se dépose sur la lame négative ne réagit pas sur la solution de nitrate, et l’acide nitrique qui se rend sur la lame positive en se combinant avec le cuivre, accroît
DE LA PILE A COURANT CONSTANT
l’intensité du courant. Il en est de même pour toutes les dissolutions métalliques dont les oxides sont réduits immédiatement, pourvu que I on emploie des lames d’une nature convenable.
i s ^56. Les effetsdepolarisation des lames décomposantes sont d’une telle importance pour l’étude des phénomènes électro-chimiques, que nous croyons devoir entrer dans de nouveaux détails à cet égard.
Le courant à intensité constante éprouve des variations, comme on vient de le voir, quand les lames de platine décomposantes plongent dans des dissolutions salines dont les bases ne peuvent être réduites immédiatement. Ces variations ne sont pas dues entièrement à la polarisation : une partie doit être rapportée à la réaction des dissolutions sur les corps étrangers adhérents aux lames de platine, comme on l’a déjà dit, et comme le prouve encore l’expérience suivante :
Ayant placé dans le circuit de l’acide sulfurique concentré, oh plongeaient deux lames de platine, l’aiguille aimantée fut déviée de 36°; cinq minutes après elle n’était plus que de 2C)° ; elle descendit à ^5° et resta longtemps dans cette position. Nu! doute que la réaction de l’acide sur les corps étrangers adhérents au platine ne fût la cause de cette diminution rapide dans l’intensité du courant. Nous avons avancé depuis longtemps h* principe que la polarisation des lames décomposantes devait être attribuée à la réaction, sur le liquide environnant, des éléments déposés par le courant sur ces mêmes lames, même lorsque ce courant provenait du couple le moins actif. Ce principe peut être démontré à l’aide de réactifs propres à constater la présence de quantités excessivement faibles d’acide et d’alcali. On prend un tube recourbé en U, dans lequel on verse une solution de sel marin, colorée par l’infusion de chou rouge, et l’on met en communication les deux branches avec un seul couple de l’appareil à courant constant, puis l’on introduit dans le circuit un multiplicateur à fil court. La déviation de l’aiguille aimantée est d’abord de 4 5°; elle diminue