‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 194 sur 208 · CHAPITRE Xtlî · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xtlî

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prévenir le contact métallique (i). En examinant cet appareil , il a trouvé qu’il était le même que celui qui a été décrit par le docteur Hare (a). Dans l’appareil de Hare, les plaques de cuivre contiguës sont séparées par de légères plaques de bois; on verse l’acide sur les plaques, ou on l’en éloigne au moyen du quart de l'évolution d’un axe auquel sont fixées une auge contenant les plaques et une autre destinée à rassembler et à contenir le liquide. Les plaques de zinc dont M. Faraday a fait usage ont été coupées dans un morceau de métal laminé, et soudées aux feuilles de cuivre, comme l’indique la fîg. 23. Après avoir été pliées, comme dans la fig. a/J, elles furent réunies (fig. a5), pour être placées dans une boîte de bois. De petits morceaux de liège servaient à empêcher les plaques de zinc de toucher aux plaques de cuivre, et une feuille de papier fut interposée entre les surfaces contiguës de cuivre pour empêcher leur contact. Un appareil ainsi formé de quarante paires de plaques de trois pouces carrés fut comparé, pour enflammer un fd de platine, opérer une décharge entre des pointes de charbon, et produire des commotions, à [\0 paires de plaques de 4 pouces, ayant doubles plaques de cuivre et disposées dans des auges de porcelaine à la manière ordinaire. Les effets furent les mêmes dans l’un et l’autre appareil.

Pour comparer leur pouvoir décomposant, M. Faraday a fait les expériences suivantes : les auges ayant été chargées d’une quantité connue d’acide, le courant électrique passait à travers un électromètre voltaïque pourvu de lames décomposantes de 4 pouces de long et de 2 à

3 pouces de large, et l’on fit usage successivement des acides sulfurique, nitrique et hydro-chlorique. On prépara d’abord un acide composé de 200 parties d’eau,

4 7 parties d’acide sulfurique , et 4 parties d’acide ni-

(0 Transact. phi!., ae partie, 1 83 5.

(2) Philosophical magazine, 1 83/», vol. i.xnî, p. a/|î.

3(32 obs. de m. faraday sur la meill. FORME , ETC.

trique. On chargea ainsi l’auge contenant l\o paires de plaques de 3 pouces, et 4 autres de porcelaine, contenant chacune io paires de plaques, avec des plaques doubles de cuivre de 4 pouces carrés. Ces deux batteries furent successivement mises en expérience. La première auge produisit un effet tel, que la moyenne de quatre expériences donna pour chaque équivalent d’eau décomposée dans l’électromètre voltaïque, 8(3,4 d’équivalents de zinc dissous. Avec les auges de porcelaine, les équivalents de zinc détruits furent de 1 4 1 pour toute la batterie, pour chaque équivalent d’eau décomposée.

Ces résultats et d’autres que nous ne rapportons pas ici ne laissent aucun doute sur l’égalité ou même la supériorité de la nouvelle forme de batterie voltaïque sur les meilleures qui sont en usage.

i3o4. En résumé, voici les avantages de la nouvelle pile : i° d’être très-compacte, puisque ioo paires de plaques n’occupent pas plus de 3 pieds de long; 2° en faisant tourner l’auge sur des pivots de cuivre, qui reposent sur des supports de cuivre, ces derniers donnent des limites fixes, qui ont le grand avantage d’unir l’appareil qu’on emploie avec la batterie avant défaire fonctionner celle-ci ; 3° l’auge peut être mise promptement en état de servir, attendu qu’une petite quantité d’une dissolution d’acide suffit pour charger îoo paires de plaques de 4 pouces; 4° en faisant faire à l’auge un quart de révolution, elle devient active , et l’on retire le grand avantage de l’effet du premier contact du zinc et de l’acide, qui est double et quelquefois même triple de celui que la batterie peut produire une minute après quand elle est en repos; 5° quand l’expérience est terminée, on peut verser facilement l’acide qui est entre les plaques, de sorte que la batterie ne dépense pas sa force inutilement pendant que ses extrémités ne sont plus en contact : l’acide n’est pas épuisé sans nécessité; le zinc n’éprouve pas de perte sans utilité; en outre la charge étant mêlée uniformément, on en retire un très-bon effet; en procédant à une seconde expérience , on obtient de nouveau

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