‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 201 sur 208 · NOUV. OB. SUR LA PROD. ET LA DESTRUCT. , ETC · texte numérisé non relu

NOUV. OB. SUR LA PROD. ET LA DESTRUCT. , ETC

i rc Expérience. — Si l’extrémité naturelle d’un fil de fer ne devient pas inactive lorsque les deux extrémités du fd plongent dans deux vases différents, bien qu’ils communiquent ensemble avec de l’asbeste, un syphon ou un fil de platine, cela tient à ce que le courant électrique qui rend le fer passif doit avoir une certaine intensité qu’il n’a pas quand ce courant a un trajet d’une certaine longueur à parcourir dans le liquide. Une preuve à l’appui de cette explication, c’est que si l’on fait passer dans le fer le courant d’une pile, d devient inactif, quel que soit le mode de communication établi entçe les deux vases.

2e Expérience. — Pour expliquer le fait qui est mis en évidence par cette expérience, il faut se rappeler la résistance que les métaux opposent à un courant sur le passage duquel ils se trouvent, résistance qui est très-faible ou nulle quand les métaux interposés sont attaqués par le liquide qui traverse le courant. Quand le fil de communication CPD est formé d’un métal qui est attaqué par l’acide nitrique, le courant qui part de F n’éprouve aucun affaiblissement en entrant par l’extrémité D; il en est de même en sortant de G pour entrer dans le liquide en A.

M. Schœnbein fait observer que ces deux propriétés de laisser entrer et sortir sans l’affaiblir un courant venu du liquide et d’agir chimiquement sur le même liquide, ne se trouvent point réunies, par hasard dans le même métal; qu’elles sont toujours réunies toutes les deux dans des métaux très-différents les uns des autres, de sorte que l’une dépend de l’autre.

3e Expérience. — Pour expliquer le faitque cette expérience met en évidence, il faut admettre qu’à l’instant ou F plonge dans B, il y a deux courants dans la même direction, l’un qui part de Cet traversant l’acide entre dans E, tandis que l’autre partant de F ne dure qu’un instant ef traverse l’acide pour aller en D. Ce dernier, suivant M. Scliœnbein, serait tellement affaibli par la résistance des extrémités passives D et E, que de retour en F il ne serait plus assez fort pour le rendre passif; mais le

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