ESSAIS POUR PRESERV. LE DOUEE. EN CUIVRE, ETC
ces feuilles furent recouvertes d’une matière blanche, composée principalement de carbonate de chaux, de carbonate et d’hydrate de magnésie.
1081. En mer, les feuilles de cuivre préservées des bâtiments se sont également recouvertes de carbonate de chaux et de carbonate de magnésie; des plantes et des insectes s’y sont aussitôt rassemblés : dès lors le poids des bâtiments a été augmenté et leur marche ralentie. Davy, pour parer à cet inconvénient majeur, a fait diverses expériences, d’après lesquelles il a cru devoir conclure que des feuilles de cuivre, défendues par des surfaces de fonte ou de zinc dans la proportion de ~~ , ne se chargeaient pas de matières alcalines et que les plantes n’y adhéraient pas. Cet effet, suivant lui, est dû à ce que le cuivre était moins négatif; nous ne partageons pas son opinion à son égard, parce que nous n’admettons pas l’action électro-motrice telle qu’il la concevait. Le fer ne garantit le cuivre que jusqu’à la limite où peuvent s’étendre les courants électriques produits dans la réaction de l’eau de mer sur l’un des deux métaux; aussi le métal est-il d’autant moins préservé que l’on s’éloigne davantage des points de contact des deux métaux.
Quoi qu’il en soit, la surface du cuivre étant restée parfaitement claire dans celte circonstance, Davy en a conclu que l’application d’une très-petite quantité de métal oxidabîe serait plus avantageuse que celle d’une plus grande quantité. On aurait besoin de faire de nouvelles expériences pour confirmer ce fait.
Davy a encore reconnu que de faibles solutions de sel agissent fortement sur le cuivre, tandis que de fortes solutions, comme la saumure, ne l’attaquent point. Il attribue cette différence d’effet à ce que cette dernière renferme peu ou point d’air.
1082. Lorsque le cuivre, armé avec de la fonte de fer, est placé dans un vase à moitié plein d’eau de mer et ayant ses surfaces partiellement au-dessus de la surface de l’eau, il se recouvre de carbonate de soude, de