‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 3)Chapitre 82 sur 141 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

tourmente qui a produit les granités, les gneiss et les schistes, et a soulevé les grandes chaînes de montagnes. Quand je dis un élat de repos, je ne prétends pas (pie la natui’e inorganicjue soit ineile; elle agit, mais d’une manière lente et successive, dépendante d’une température moins élevée que celle qui régnait autour du globe dans les premiers âges du monde (‘t de plusieurs causes que je ne puis mentionner ici.

Je commencerai pai' exposer les terrains postdiluvlens^ qui se présentent à nous quand nous voulons pénétrer dans la terre.

§ P’’. Terrains cV alluvion et (T atterrissement.

Les terrains les plus nouveaux sont des dépôts ou des alluvions, qui se forment encore de nos jours à la surface du globe et qui contiennent des débris de végétaux et d’animaux actuellement existants et à peine altérés, ainsi (pie des restes d’ustensiles à l’usage de riiomme. On trouve dans cette formation : de riiumus ou terre

végétale, des tourbes herbacées et ligneuses; des alluvions limoneuses, marneuses ou sablonneuses, desquelles s’exhalent souvent des émanations putrides; des alluvions caillouteuses que l’on lamcontre dans les vallées et sur les bords des cours d’eau; des concrétions caL caires , qui comprennent les stalactites, les pisolitbes, les travertins modernes, l^es formations siliceuses de cette époque sont rares. Elles proviennent en général des vapeurs d’eau sortant des cratères ou de jets d’(\au bouillante, comme en Islande, recouvrant tout le terrain qui borde l’ouverture d’où ils s’échappent, d’une couche étendue et épaisse de silex conerétionné.

On a découvert dans les anciens conduits d(\s sources du Mont d’Or, des rognons tuberculeux qui ont beaucoup d’analogie avec les sdex.

M. Eerthier (i) a trouvé qu’ils étaient formés de

(i) Annal, des Mines, 1S9.2.

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