Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme
En offrant au public un ouvrage sur l’Electricité et le Magnétisme, je n’ai jamais eu l’intention' de me borner à donner les éléments de la science, et a présenter, par conséquent, un résumé de toutes les parties qui la composent; mon but a été de décrire tous les faits connus, et de montrer en meme temps le rôle que joue le fluide électrique dans la nature, soit qu’il agisse comme force physique, ou comme force chimique. C’est donc à tort que quelques personnes m’ont adressé indirectement le reproche de n’avoir pas essayé de ramener tous les phénomènes à des principes simples , qui permissent d’embrasser avec facilité leur ensemble, et de former un corps de doctrine comme l’Optique, la Théorie de la chaleur, etc. , où la plupart des faits découlent de quelques propriétés générales accessibles au calcul. Ce projet n’est pas exécutable, à l’époque actuelle ou la science électrique se compose de trois classes distinctes de phénomènes, qui n’ont entre elles aucune relation facile à saisir, savoir : l’électricité statique, ïV.
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l’électricite dynamique, en y comprenant le magnétisme, et l’électro-chimie. Certes, tous les phénomènes qui appartiennent à chacune (le ces trois classes proviennent bien d’une seule et même cause; mais cette cause est tellement modifiée, quand on passe de l’électricité statique à l’électricité dynamique, et de celle-ci à l’électro-chimie , que le lien commun échappe à nos investigations.
Quand on considère les phénomènes électro-dynamiques, on suppose que le principe électrique se meut avec une vitesse presque infinie dans les corps conducteurs, d’où résulte un courant qui réagit par attraction ou par répulsion sur un autre courant, sëlon qu’il est dirigé dans le même sens, ou dans un sens contraire. S’agît-il d’un phénomène électro-chimique, on dit que ce même courant, quand il rencontre sur sa route une combinaison saline, la détruit en chassant d’un coté l’acide et de Fa litre Faîcali. tour expliquer les effets calorifiques dé i*ëtricité, on admet que le courant dégage de la clia-
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leur , quand il rencontre , en cheminant dans les corps, des obstacles qui retardent sa marche.
ün voit donc que toutes les lois qu on découvre de nouveaux faits relatifs à l’électricité, on est obligé, pour les interpréter, de lui supposer des propriétés différentes de celles que nous lui connaissions. Ce principe, cet agent, peu importe la dénomination qu’on lui donne , qui produit tant d’effets divers et qui revêt toutes les formes, se présente donc a nous comme un protee dont nous ignorons la véritable
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nature.
Comment, d apres cela, pourrait-on concevoir le
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projet de chercher à expliquer tous les phénomènes électriques, en partant d’un principe unique? Il ÿ aurait de la témérité à le tenter. Dans un tel était dé choses, ce qu’il y a de mieux à faire est de découvrir des faits et de les coordonner de manière à eil rendre l’étude facile.
Deux parties de la science qui nous occupe peuvent être soumises à l’analyse, l’électricité statique et l’électricité dynamique.
Nous savons effectivement que l’on peut déduire du calcul tout ce qui est relatif à l’équilibre de l'électricité, sur la surface de certains corps, en considérant chacun des deux principes électrique^ comme un fluide incompressible, dont les particules, douées d’une parfaite mobilité, se repoussent mutuellement, et attirent celles de l’autre principe, en raison inverse du carré de la distance, et admettant èri outre qu’à égale distance le pouvoir attractif est égal au pouvoir répulsif. De même tous les phénomènes électro-dynamiques, c’est-à-dire ceux qui concernent l’action des courants les uns sur les autres et sur les aimants, et celle des aimants sur d’autres aimants, peuvent être calculés en déterminant la valeur analytique de la force attractive ou répulsive de deuk éléments de courants, dont on déduit ensuite, par l’intégration, l’action qui a lieu entre deux portions de conducteurs, dont la forme et la position sont données. Certes, si on n’eût eu à traiter que cês deux parties, on aurait pu, à l’aide de formules générales, représenter les faits principaux, et composer, par conséquent, un traité très-simple d’électricité; mais noiil he craignons pas de le dire, les deux parties en
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question sont les plus simples de la science. Quand on considère, par exemple, les phénomènes si variés relatifs au dégagement de l’électricité, les rapports complexes qui existent entre l’électricité, les affinités, la chaleur et la lumière, le rôle que joue probablement l’agent électrique, non-seulement dans la phosphorescence et les corps organisés vivants, maisencoredans la plupart des grands phénomènes de la nature, on reste convaincu que l’analyse mathématique est insuffisante pour soulever le voile qui cache encore à nos yeux tant de propriétés importantes, et que l’on ne saurait mieux faire que de multiplier les expériences, pour découvrir de nouveaux faits avec lesquels on puisse former un réseau dont le tissu, devenant de plus en plus serré avec le temps, nous offrira constamment un tableau de la science aussi complet que possible.
Voué par goût, et je puis même dire par passion, à l’étude de l’Électricité, j’ai senti, dès l’instant que j’ai commencé à m’y livrer, la nécessité de rattacher à cette science tous les phénomènes chimiques ou naturels qui paraissaient en dépendre. Lorsque l’on ne s’occupe que d’une seule chose, et que l’on y consacre tout son temps, on sent effectivement le besoin de varier de temps à autre le sujet de ses recherches, sans sortir du cadre que l’on s’est tracé, afin de reposer l’esprit, qui finit par se fatiguer de parcourir toujours le même cercle d’idées. Aussi, ai-je quitté quelquefois , dans le cours de mes travaux, une question non encore traitée complètement, pour en reprendre une autre, séduit, peut-être, par l’attrait de la nouveauté, mais avec
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l’intention de revenir bientôt sur la première, comme je l’ai toujours fait.
Au surplus, chacun suit la route qui lui paraît la plus convenable pour arriver à la vérité; cette route dépend des habitudes, du caractère, et de je ne sais quoi qui caractérise chaque homme. Vouloir lui imposer une méthode , c’est vouloir le changer et le faire ce qu’il n’est pas. Toutes les méthodes sont bonnes quand elles conduisent à des vérités nouvelles.
On a pu croire aussi que je me suis jeté dans des considérations étrangères au sujet que j’avais en vue, parce que j’ai introduit dans mon ouvrage des questions de physique générale, de chimie, de géologie, d’histoire naturelle et de physiologie, que l’on n’avait jamais vues figurer dans un traité d’électricité. Je n’en disconviens pas; je l’ai fait, mais avec connaissance de cause, et j’ose croire que beaucoup de personnes m’en sauront gré.
Avant d’entrer en matière, j’ai voulu donner des notions générales sur les parties que je rattachais à l’électricité, afin que le lecteur n’y fut pas étranger. Ainsi, loin de regarder ces notions comme des hors-d’œuvre , je les considère, au contraire, comme des documents indispensables, sans lesquels il m’aurait été impossible de traiter convenablement les sujets que j’avais en vue.
Cet ouvrage, dans l'origine, devait avoir trois volumes; les matériaux memes étaient prêts lorsque je commençai l’impression du premier; mais, en y réfléchissant de nouveau, et en continuant surtout le cours de mes expériences , je m’aperçus bientôt
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que le sujet débordait le cadre que je m’étais tracé, et qu’il fallait que je rejetasse dans deux volumes supplémentaires toutes les applications. Un autre motif m’a encore porté à en agir ainsi. Les propriétés de l’électricité prêtent tellement à l’illusion, que beaucoup de personnes, qui ont même quelques connaissances en physique, sont assez disposées, lorsqu’elles voient un phénomène nouveau dont elles ne connaissent pas la cause, à le rapporter à l’électricité, sans s’occuper si ce rapprochement est suffisamment justifié par l’expérience. Je me suis attaché dès lors à indiquer, dans un certain nombre de cas, la marche que l’on devait suivre pour savoir si son action exerçait ou non une influence sur la
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production de ce phénomène. Mon ouvrage a donc dû en recevoir un accroissement.
Je vais passer maintenant en revue les principaux articles qui se trouvent dans ce volume-ci, afin de prouver que je ne me suis pas écarté du plan que je viens de tracer. Les effets thermo-électriques sont déterminés maintenant avec une telle précision, qu’ils peuvent servir à observer avec une grande exactitude dans les corps les changements de température les plus faibles et les plus considérables. J’ai dû, en raison de cela, montrer comment on pouvait substituer aux pyromètres, aux thermomètres et aux thermoscopes les plus sensibles, des appareils thermo-électriques, rivalisant avec eux pour la précision, et avec lesquels on parvenait à mesurer la température de chacune des couches qui composent la flamme d’une bougie ou d’une lampe, celles de l’intérieur d’un fourneau, d’un lac jusqu’à une certaine profondeur,
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et de toutes les parties intérieures; du corps de l’homme et des animaux, sans qu’il çn résultat un dommage
sgpsible dans l’économie animale.
Ces appareils accusent immédiatement les changements de température à l’instant où ils ont lieu, avantage que ne possèdent pas les thermomètres ordinaires. Si cette condition n’eut ps|s été remplie, il aurait été impossible d’apprécier les variations subits de température qui ont lieu dans les contractions musculaires. Désirant montrer en même
temps le parti que l’on peut tirer de ce mode d’expérimentation , pour la solution de plusieurs questions de physiologie, j’ai cru convenable d’indiquer quelques résultats obtenus clans divers cas pathologiques. En toutes choses, il faut joindre l’exemple au principe, si l’on veut être utile.
là j’ai passé à la phosphorescence. Ce‘ phénomène n’a été traité jusqu’ici' ex professo dans aucun ouvrage de physique et de chimie. Tous les faits qui s’y rapportent, et dont le nombre est asseç considérable, sont épars dans des mémoires insérés
dans les recueils des sociétés savantes. La raison en est toute simple : on n’avait que des idées vagues sur la
cause qui produit la phosphorescence, puisque l’on ne savait si l’on devait la considérer comme le résultat de l’action de forces physiques inconnues ou de forces chimiques particulières. J’ai fait voir que, de quelque manière qu’on l’envisageât, elle constituait réellement pn phénojnène électrique, et qu’il fallait en Elire un chapitre à part dans un traité général de l’électricité. J’ai dû, par conséquent, en parler avec tous les développements qu’elle comporte, san§
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meme omettre les faits dont on n’aperçoit pas encore la relation avec l’électricité, parce que des recherches ultérieures prouveront, je l’espère, qu’ils ont une origine électrique.
L’électricité atmosphérique est exposée avec assez d’étendue dans tous les traités de physique ; on ne peut effectivement parler des orages et de leurs effets, sans dire quelques mots de l’électricité aérienne. Mais on n’avait pas encore abordé, comme je l’ai fait, plusieurs questions importantes, qui tendent à montrer son influence sur un grand nomlire de phénomènes.
Après avoir présenté les faits généraux et tout ce qui concerne les variations qu’éprouve l’électricité libre de l’atmosphère dans les temps sereins, toutes les vingt-quatre heures , suivant les saisons , j’ai montré que, lorsque l’air possède un excès d’électricité quelconque, la terre en a toujours un autre d’électricité contraire , que l’on peut recueillir à l’aide des instruments. Cet état électrique de la terre, qui est une conséquence de celui de l’air, a été trop négligé jusqu’ici dans les expériences relatives à l’électricité atmosphérique; aussi complique-t-il souvent les résultats, au point de les rendre souvent difficiles à interpréter.
D’un autre côté, la recomposition des deux électricités qui sont propres, l’une à l’air, et l’autre à la terre, s’effectuant par l’intermédiaire des cimes des rochers, des branches et des feuilles des arbres, et de tous les corps enfin qui se trouvent sur la surface de la terre, il doit en résulter dans l’intérieur de tous ces corps des réactions chimiques sembla-
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blés à celles que M. Faraday, guidé par les recherches de Wollaston, a obtenues en dirigeant l’électricité provenant d’une machine électrique sur des bandes de papier à réactif, humectées de solutions salines, au moyen d’un conducteur métallique, non en contact avec les bandes de papier. Celte question , qui intéresse la philosophie naturelle, a été approfondie autant que le permettait l’état de la science.
La formation des nuages, orageux ou non, chargés d’électricité positive , est facile à expliquer ; mais il n’en est pas de meme de celle des nuages qui possèdent l’électricité négative. J’ai cherché à en donner une explication,
i° En m’appuyant sur une observation importante de Trail et de Volta, dont j’ai été à meme de constater moi-même l’exactitude, qui est relative à l’électricité recueillie près des cascades et des chutes d’eau, laquelle est ordinairement négative;
2° En ayant égard à l’action qu’exerce par influence un nuage positif sur un nuage non électrisé en communication avec la terre ;
3° En admettant que la rencontre de deux courants d’air chargés d’humidité, mais ne possédant pas la même température, peut donner naissance à des effets thermo-électriques, d’où résultent deux nuages chargés d’électricité contraire.
Je suis entré dans de grands détails sur la construction des paratonnerres, afin de présenter aux personnes chargées d’en élever sur les édifices les principes sanctionnés par la pratique et la théorie. J’ai pris pour guide l’excellent rapport sur la pose
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des paratonnerres , qui a été fait par M. Gay-Lussac à l’Académie des sciences, au nom d’une commission, sur la demande du ministre de l’intérieur.
La grêle et l’aurore boréale ne m’ont occupé juste que ce qu’il fallait pour montrer jusqu’à quel point ces deux phénomènes pouvaient avoir une origine électrique. La description que j’en ai donnée a dû être très-courte.
La dernière partie du volume est consacrée à l’action qu’exerce l’électricité sur les corps organisés, quand elle se comporte comme force physique ou comme force chimique. Les phénomènes qui en dépendent sont tellement compliqués, que l’on a été obligé de multiplier les expériences, pour tâcher d’entrevoir quelques-uns des rapports qui lient les forces électriques aux forces de la nature organique, d’abord dans les végétaux, puis dans les animaux.
Pour procéder du simple au composé, j’ai commencé par exposer les effets relatifs à l’action de l’électricité sur les principes immédiats des plantes; puis, passant à la germination, j’ai fait voir que cette même action, en s’exerçant sur les sels ou autres parties constituantes des graines et des jeunes plantes, donne naissance à des produits qui réagissent soit sur les racines, soit sur les plantes elles-mêmes? de sorte que l’électricité se comporte réellement? dans cette circonstance, comme force chimique qui favorise ou contrarie l’action des forces vitales selon sa nature.
La fermentation et ses produits ont été aussi l’objet d’un examen particulier.
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J’ai indiqué de quelle manière l’électricité atiqospbérique peut exercer une influence sur les plantes, en me fondant toujours sur les décompositions chimiques qui s’effectuent , dans les corps organisés, par l’écoulement de l’électricité vers la terre. Cette action, dans les temps sereins et calmes, où l’électricité libre est positive, tend à attirer sur la surface de ces corps des composés acides , effets qui ne peuvent que favoriser les excrétions acides, et aider , par conséquent , à l’action des forces vitales.
Les phénomènes d’endosmose et d’exosmose, qui sont si fréquents dans la nature organique, ont eu un chapitre à part. J’en ai analysé les cas principaux, afin d’indiquer de quelle manière l’électricité pouvait être rangée au nombre des causes qui concouraient à leur production.
L’ensemble des faits observés jusqu’ici nous indique comme causes influentes , indépendamment des effets de capillarité, i° l’action des deux liquides l’un sur l’autre ; 20 celle de chacun d’eux sur la membrane séparatrice ; 3° les effets électriques particuliers résultant de ces trois actions chimiques, lesquelles peuvent intervenir chacune dans la production du phénomène général, en raison de leurs propriétés physiques.
Je sais parfaitement que les détails dans lesquels je suis entré à cet égard sont consignés, sinon en entier, du moins en partie, dans des traités spéciaux; néanmoins j’ai cru devoir les donner en raison des motifs indiqués précédemment.
L’action physiologique de l’électricité, qui est à
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peu près nulle sur les plantes pour les faire contracter, est, au contraire, des plus énergiques sur les animaux, puisque les effets qui en résultent rappellent quelquefois les phénomènes de la vie.
Je me suis livré à une étude approfondie de cette action, dans l’espoir de jeter quelque jour sur l’une des applications de l’électricité qui offre le plus d’obscurité.
J-jes muscles se contractent toutes les fois que l’on irrite les nerfs correspondants, d’une manière quelconque; mais les effets ne sont pas à beaucoup près aussi marqués que ceux que l’on obtient quand on fait passer un faible courant à travers un nerf : l’éiectricité se comporte donc d’une manière toute spéciale, qui mérite de fixer l’attention des physiciens et des physiologistes. Pour offrir au public un traité des contractions, j’ai dû faire connaître, avec des développements suffisants, les différents modes d’action à l’aide desquels on parvient à faire contracter les muscles. Ce préambule était de rigueur. D’un autre côté, les contractions ne pouvant être interprétées qu’au tant que l’on possède des notions Sur la constitution des muscles et des nerfs, force m’a été de donner un précis des recherches qui ont été faites à ce sujet par les anatomistes. Par là j’ai réuni dans un cadre assez resserré tout ce qui concerne le même sujet.
J’ai fait connaître ensuite tout ce que l’expérience nous a appris depuis plus de quarante ans, touchant les contractions musculaires; quand on dirige le courant dans le sens des ramifications nerveuses, ou
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dans le sens opposé, lorsqu’on maintient le circuit fermé pendant quelque temps, ou qu’on l’ouvre à des instants plus ou moins rapprochés, et qu’on le referme de nouveau, de manière à produire ce qu’on appelle les alternatives voltaïques. Un examen attentif des effets produits dans ces diverses circonstances nous révèle un mode d’organisation des nerfs que les recherches anatomiques les plus minutieuses et les plus délicates n’auraient jamais pu nous faire connaître; c’est que le nerf, dans le sens de sa longueur, a un endroit et un envers, de telle sorte qu’un courant électrique peu intense le parcourt avec facilité dans le sens de ses ramifications, et difficilement dans le sens opposé. Cette propriété, sur laquelle nous nous sommes étendu, a de l’analogie avec le fait bien constaté en physiologie, savoir que, lorsqu’on pratique une section dans un nerf, si l’on excite la partie située au-dessus de la section, les contractions musculaires ne se manifestent pas dans les membres supérieurs, c’est-à-dire que la cause qui les détermine ne remonte pas, tandis que la sensation qui résulte de l’excitation se dirige vers le cerveau. Quand l’irritation est portée au contraire au-dessous, il y a contraction, mais point de douleur. En général, il est important de distinguer deux choses quand on fait passer un courant dans un nerf, d’abord la direction, puis le temps pendant lequel chemine ce courant. Dans le premier cas, les effets varient avec
la direction du courant; dans le second, l’excitabilité s’éteint en raison du temps pendant lequel chemine le courant. Les médecins qui veulent appliquer l’é-
DISCOURS
lec tri cité à l’art de guérir, ne sauraient se dispenser de prendre en considération les observations que nous venons de signaler.
J’ai donné une attention particulière à tout ce qui concerne les poissons électriques, attendu que si Ton découvre un jour que le fluide électrique intervient dans les phénomènes de la vie, ce sera très-probablement après avoir étudié la propriété singulière que possèdent ces poissons, quand on les touche avec la main dans certaines parties du corps, de donner une commotion absolument semblable à celle de la bouteille de Leyde. J’ai dû par conséquent donner des développements assez étendus sur l’anatomie et les effets physiologiques de ces poissons. Il restait un point important à décider: c’était de savoir si les secousses qu’ils produisent doivent être rapportées à des effets électriques d’un ordre particulier que la vitalité a le pouvoir de développer, ou à une cause inconnue. Je me suis attaché à faire des recherches à cet égard sur la torpille, conjointement avec M. Breschet. Or, si la décharge que lance ranimai est le résultat d’une action électrique, il ne faut pas chercher , dans ce phénomène, des effets de tension qui ne sauraient exister, mais bien des courants électriques produisant des décompositions chimiques, réagissant sur l’aiguille aimantée et pouvant changer la polarité des aiguilles d’acier faiblement aimantées. Pour constater la présence de courants électriques, j’ai employé un multiplicateur dont le fil, recouvert d’une couche de vernis à la gomme laque dans toute son étendue, permettait d’observer les courants électriques dus à des décharges instantanées. Mais cette pré-
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Caution notait pas suffisante; car lorsqu’on inet eri contact les dedx extrémités du fil qui Forme le cir-
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les parties animales et de la non identité des extrémités du fil, meme lorsqu’elles sont en platine. Ü fallait donc, avant tout, écarter cette cause perturbatrice, c’est-à-dire le courant électro-chimique. Or, ce courant et celui qui est le résultat d’une décharge instantanée jouissent de propriétés bien distinctes : le premier ne passe pas dans l’eau distillée, tandis que l’autre la traversé sans la moindre difficulté. 0 après cela, pour écarter le courant électro-chimique, il suffit de placer dans le circuit du imdtiplicateur un tube de verre recourbé en U, rempli d’eau distillée. C’est faute d’avoir pris cette précaution que Tes précédents expérimentateurs ont été induits èh erreur. Ln se servant du multiplicateur, convenablement
préparé, et de spirales electro-dynamiques, j ai
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prouve par des expériences, qui ne paraissent a
l’abri de toute objection, que la commotion de là torpille est bien le résultat d’une décharge électriqiiê analogue à celle de la bouteille de Leyd'e , dirigée de telle manière que la surface supérieure de l’orgahe principal se trouve etre le siégé de i electncite positive et la siirfacé inférieure celui de l électriciVé Négative.
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discours
détails pour que l’on puisse remonter, s il est possible, à la cause de ses effets électriques. Il résulte de cet examen que l’organe principal, dans lequel afflue l’électricité, est formé d’une multitude d’alvéoles, dans l’épaisseur desquels se ramifient une foule prodigieuse de filets nerveux. Ces alvéoles, qui sont semblables à ceux d’une ruche d’abeilles, ne paraissent nullement avoir une constitution semblable à celle d’une pile voltaïque. J’ai rapporté plusieurs expériences tendant à prouver que l’électricité qui se trouve dans cet organe, à l’instant où l’animal veut lancer la commotion, est élaborée dans le cerveau.
On ne saurait douter de ce fait, puisque les effets sont anéantis dès l’instant que l’on coupe les gros troncs nerveux qui établissent la communication entre ces organes et le cerveau.
Galvani, qui avait fait une étude spéciale de la torpille, parce qu’il croyait y trouver la preuve de l’existence de l’électricité animale dans tous les êtres vivants, avait déjà observé que lorsque la tête de la torpille est coupée, les organes ne sont plus aptes à donner la commotion, et qu’il n’en est plus de même lorsque le cœur est arraché, à moins que le cerveau n’ait été enlevé.
Nous voyons donc que l’étude de l’électricité nous a forcé d’entrer dans des détails anatomiques et physiologiques que nul physicien ne peut se dispenser d’approfondir, s’il veut appliquer utilement les phénomènes électriques à la physique générale.
Après avoir présenté tous les faits relatifs aux
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contractions musculaires, j’ai cherché à en rendre raison.
La première théorie rationnelle qui ait été donnée des contractions musculaires produites par l’électricité, est due à MM. Prévost et Dumas. Elle est fondée sur Faction qu’exercent à distance, Fun sur l’autre, deux courants dirigés dans le meme sens, et sur la terminaison des ramifications nerveuses extrêmes qui partent du tronc principal, lesquelles après s’ètre dirigées parallèlement entre elles et perpendiculairement aux fibres des muscles, retournent dans le tronc qui les a fournies, ou bien vont s’anastomoser dans un tronc voisin, de manière qu’elles n’ont pas de terminaison.
Ces deux habiles physiciens supposent donc que ces filets nerveux, étant parcourus par des courants électriques, dans le même sens, s’attirent et déterminent par là le phénomène des contractions; mais ce mode de terminaison des nerfs n’est pas généralement adopté par les anatomistes, de sorte que cette théorie reste uniquement dans la science, à cause de son idée mere , c’est-à-dire de l’action des filets nerveux les uns sur les autres, par suite de l’attraction des courants qui sont censés les parcourir.
J’ai cherché ensuite à donner une théorie des contractions, en m’appuyant seulement sur des faits bien constatés, J ai dit ce' qui me paraissait le plus probable à l’époque actuelle, disposé que je suis à modifier mes opinions aussitôt que de nouvelles observations viendront enrichir la science électrique.
Puisqu’un muscle se contracte dès l’instant qu’on ÏV. b
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irrite le nerf correspondant en un point quelconque de son trajet, il en résulte que le déplacement de quelques-unes des parties organiques du nerf suffit pour déterminer un ébranlement général dans toutes les autres, lequel est transmis immédiatement aux particules organiques du muscle. J’ai montré comment pouvait s’effectuer cette transmission de mouvement, en raison de la constitution globulaire des muscles et des nerfs, telle qu’elle a été reconnue par MM. Prévost, Dumas et Milne Edwards; j’ai pris aussi en considération la différence des effets produits suivant la direction du courant dans le nerf, et ce fait que lorsqu’un nerf est traversé par un courant dirigé d’une manière quelconque, il n’éprouve ni contraction ni dérangement apparent, lois même que le muscle est fortement agité. De là j’ai conclu que les fonctions du nerf consistent à transmettre rapidement au muscle une impulsion donnée, à peu près comme le fait une boule d’ivoire en contact avec une série de boules, disposées eu ligne droite, qui leur communique à toutes successivement, jusqu’à la dernière, la quantité de mouvement qu’on lui a transmise, sans que les boules intermédiaires éprouvent un dérangement quelconque. L’organisation fibrilaire et globulaire du nerf justifie cette allégation, en supposant toutefois aux globules élémentaires une élasticité parfaite. L’ébranlement se propageant rapidement dans tous les filets nerveux dont chaque fibre musculaire est pourvue, fait entrer celle-ci en contraction. J’ai montré comment l'électricité pouvait agir avec plus d’énergie
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que tous les autres agents employés poiiÉ produire ces effets.
Les observations faites jusqu’ici tendent donc à nous représenter les particules organiques des nerfs et des muscles, pendant la vie et même quelque temps après la mort, comme se trouvant dans un certain état d’équilibre instable que la cause la plus légère dérange. Cette instabilité serait un des attributs de la vie, puisqu’elle cesserait dès l’instant que ces memes particules commenceraient à être soumises cà l’influence des forces qui régissent la nature inorganique. Il ne s’agit, ici, que des contractions produites par les stimulus quels qu’ils soient; mais en est-il ainsi de celles qui naissent sous l’empire de la volonté? La solution de cette question est au-dessus de la portée de l’homme; il y aurait donc de la témérité à chercher à la traiter; mais je crois qu’il est permis de tâcher de reconnaître quelles peuvent être quelques-unes des causes qui concourent à ce grand acte de la nature.
Lorsque Ton voit, par exemple, reproduire dans les expériences de Galvani, d’Aldini et du I)r Andrew Ure sur des suppliciés, avec une effroyable vérité, les divers mouvements du corps et même de la face, n’est-il pas permis de supposer que la nature élaborant le fluide électrique par clés moyens qui échappent à nos investigations, en dispose d’une manière plus régulière et par conséquent moins désordonnée qu’on ne le fait avec les appareils ordinaires, pour mettre en mouvement certaines parties sans troubler l'harmonie des autres.
Or, il y a tant de moyens d’exciter la puissance
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électrique clans les corps, puisque le moindre dérangement dans leurs parties constituantes suffit pour troubler l’équilibre de cet agent mystérieux, qu’il peut très-bien se faire que la volonté, par un sentiment instinctif, ébranle quelques points du cerveau, pour mettre en mouvement l’électricité à l’origine de chaque nerf, laquelle est transmise immédiatement par le nerf même au muscle correspondant.
On est d’autant plus porté à admettre cette hypothèse, que la substance qui se trouve sous le névrilème étant la même que celle qui constitue la matière cérébrale, le passage de l’électricité du cerveau, dans le nerf, doit se faire sans difficulté.
Four soutenir cette opinion, j’ai appelé à mon aide les phénomènes électriques de la torpille, dont l’analyse prouve que l’électricité, qui se trouve dans les organes particuliers, émane bien du cerveau.
La différence qui paraît exister entre les poissons électriques et les autres animaux, c’est que dans les premiers la nature y a placé des organes propres à condenser l’électricité provenant du cerveau pour augmenter sa tension , de manière à en faire une arme offensive, tandis que dans les seconds cette même électricité n’a que la tension nécessaire pour produire les contractions et effectuer les diverses fonctions qu’elle est chargée d’accomplir.
Mais on peut faire à cette théorie une objection sérieuse que je ne ma suis pas dissimulée. L’expérience prouve qu’il existe une différence caractéristique entre Faction des excitants ordinaires et celle de l’électricité, quand l’une et l’autre s’exercent
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au-dessus crime ligature pratiquée eu un point quelconque du trajet du nerf. Dans le premier cas, le muscle situé au-dessous de la ligature reste tranquille, tandis que dans le second il se contracte vivement. Dans les mêmes circonstances, l’acte de la volonté est également sans action. Voici maintenant comment nous concevons cette différence : lorsqu’on fait passer un courant dans un nerf , pendant un temps très-court, mais fini, la quantité d’électricité qui s’écoule est immense, puisque la vitesse de l’électricité est pour ainsi dire infinie. Or, dans l’acte de la volonté, il est très-probable que l’on n’a qu’une décharge instantanée, due à une quantité d’électricité considérablement moindre que celle dont nous disposons; dès lors on conçoit que les effets pliysioîogiq ues ne soient pas les mêmes dans les deux cas.
La dernière partie de l’ouvrage a été consacrée à exposer les applications de l’électricité à l’art de guérir. Pour procéder avec méthode, j’ai fait connaître le résultat des recherches qui ont été faites, touchant l’action de l’électricité voltaïque sur les matières animales, lorsqu’elles ne sont plus sous l’empire de la vie et quand elles y sont soumises. Dans l’un et l’autre cas on parvient à retirer, au . moyen des courants électriques, les acides, les alçalis et les terres qu’elles renferment.
J’ai exposé ensuite comment l’albumine se coagule sous l’influence d’un courant voltaïque à chacun des pôles de l’appareil.
Les tentatives que l’on a Dites pour constater 1 existence de courants électriques permanents dans
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l’intérieur du corps de l’homme et des animaux, n’ont pas été satisfaisantes. On a supposé depuis longtemps qu’il pourrait bien exister dans le système des sécrétions animales une influence semblable à celle de l’appareil voltaïque, qui tendrait à séparer les éléments des corps soumis à son action; que la surabondance d’acide, clans l’urine, paraissait indiquer dans les reins un état d’électricité positive, et que puisque la proportion d’alcali était plus considérable dans la bile que dans le sang, il ne serait pas impossible que les vaisseaux du foie fussent dans un état négatif; mais ce ne sont là encore que des conjectures qui n’ont pas fait faire un pas à la science, depuis qu’elles ont été imaginées.
Les expériences du Dr Wilson Philip , relatives aux moyens de rétablir, par l’action de l’électricité, les fonctions de l’estomac, quand on fait la section de la 8e paire de nerfs, avaient d’abord paru un fait favorable à cette conjecture; mais depuis que plusieurs physiologistes ont prouvé que l’électricité n’agissait, dans cette circonstance, que comme force mécanique , les physiciens restent dans le doute sur les conséquences que l’on doit tirer des expériences du docteur anglais. Quoi qu’il en soit, nous pensons que l’électricité intervient très-probablement dans la production des sécrétions, mais d’une manière qui nous est inconnue.
Quant aux effets résultant de l’application de l’électricité à la médecine, c’est encore là un point de controverse entre les physiologistes. Cependant il existe bon nombre d’observations qui ten-
PRELIMINAIRE
dent à prouver que son influence ne saurait être révoquée en doute dans quelques circonstances, surtout dans les maladies nerveuses.
L’électricité agissant cle deux manières sur l’économie animale, soit en produisant des contractions et autres dérangements dans l’équilibre des parties organiques, soit en faisant naître des réactions chimiques qui favorisent les sécrétions ou nuisent à leur développement, quiconque veut essayer de retirer des avantages de l’application des forces électriques à l’art de guérir, doit avant tout acquérir une connaissance approfondie des propriétés générales de l’électricité, agissant comme force physique, ou cou) me force chimique.
Si l’on ne possède que des notions superficielles, on court le risque de porter le désordre là où l’on veut rétablir l’barmonie. J’ai indiqué les moyens à employer pour agir avec le plus d’efficacité possible sur l’économie animale. Ce moyen, sans contredit, est celui qui a été imaginé par M. Sarlandière , lequel consiste à introduire des aiguilles d’acier ou de platine, en communication avec une pile, dans les parties où l’on veut opérer. Le circuit étant interrompu , à des intervalles plus ou moins rapprochés, donne aux parties intérieures des commotions plus ou moins rapides, qui produisent des effets salutaires quand les parties se trouvent dans un état d’atonie passager. C’est ainsi que plusieurs physiologistes, et entre autres M. Magendie, ont obtenu des résultats satisfaisants dans des amauroses incomplètes, dans des névralgies et enfin dans diverses maladies où les nerfs sont affectés. M. le D1 Palaprat a trouvé, dans
DISCOURS
Ull
l’électricité, un moyen très-sim joie d’appliquer inslannément un raoxa dans les régions les plus profondes du corps, en y introduisant une aiguille de platine en communication avec l’un des pôles d’une pile composée d’éléments. à larges surfaces, dont l’autre pôle communique avec une autre partie du corps, A l’instant où la communication est établie, l’aiguille s’échauffe jusqu’à l’incandescence et brûle les chairs contiguës en produisant une vive douleur, de trèscourte durée.
La paralysie est l’affection qui a le plus occupé les personnes cpii ont appliqué l’électricité à la médeçine; tantôt des résultats satisfaisants ont été obtenus, tantôt il y a eu absence d'effets. On est donc porté à croire que le traitement électrique ne réussit que dans le cas où la paralysie est incomplète. J’ai indiqué les divers modes à l’aide desquels on applique cet agent dans les cas de paialysie. J’ai signalé surtout, comme très-rationnel, celui qui est indiqué par M. Nobili. Cet habile physicien distingue les effets produits par l’action continue du courant de ceux qui ont lieu quand l’action est interrompue à des intervalles, plus ou moins rapprochés. Dans le premier cas, l’électricité tend a ôter au nerf une partie de son irritabilité; dans le second, elle produit une action contraire , puisqu’elle met en jeu l’excitabilité du nerf au point de faire naître le tétanos artificiel.
J’ai donné ensuite quelques développements sur les moyens de faire agir l’électricité , comme force chimique, et d’introduire dans l’intérieur du corps différents agents propres à réagir sur eux.
PRÉLIMINAIRE
D’après l’esquisse rapide que je viens de présenter des matières qui sont traitées dans ce volume, on voit que j’ai dû entrer dans des détails d’anatomie et de physiologie qui ne se trouvent pas ordinairement dans les traités de physique, mais que l’état actuel de la science rend indispensables, si l’on veut essayer de découvrir les liens qui rattachent à l’électricité plusieurs des grands phénomènes de la nature organique. En résumé, loin de mériter le reproche, que quelques personnes m’ont adressé, d’avoir introduit dans les trois premiers volumes de mon Ouvrage, des considérations étrangères au sujet que j’avais en vue, je crois au contraire que ces considérations devaient s’y trouver d’après le plan que je me suis tracé, et auquel je n’apporterai aucun changement.