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nouvel arrangement entre les particules des corps qui modifie leur couleur. C’est ainsi que le pîiOoSphore fondu et refroidi subitement prend une couleur noire, qui est bien opposée à celle qui est propre au phosphore quand on le laisse refroidir lentement.
no i . On a encore un exemple de coloration dépendante de l’arrangement des particules dans l’opale, la pierre labrador, et d’autres substances ou la lumière est décomposée. Le phénomène des iris qu’on y observe paraît être dû à des vacuoles, qui sont remplies quelquefois de fluides de réfringence différente. M. Rendant cite à ce sujet des variétés d’opale qui perdent toute leur couleur lorsqu’elles sont dans une atmosphère humide, et qui les reprennent peu à peu en les approchant du feu. Il en est d’autres, au contraire, qui ne brillent que lorsqu’elles sont humides. Quant aux belles couleurs que développe la pierre labrador, clics dépendent probablement de petites lamelles qui sont placées les unes sur les autres comme de petites écailles.
il paraît donc bien établi que la coloration dans les substances inorganiques dépend souvent de l'arrangement des particules. Nous allons montrer maintenant que la coloration influe la plupart du temps sur la phosphorescence, par suite de l’arrangement même des particules; passons en revue d’abord les principaux phénomènes que l’on a observés touchant l’influence des couleurs sur la phosphorescence.
'jO'j.. En général, les substances limpides sont moins phosphorescentes que les mêmes substances colorées. Quelques exemples vont en offrir la preuve : le spath d’Islande, coloré en jaune, lors même qu’il a 6 millim. d’épaisseur, est phosphorescent sur la pelle obscure, tandis que le spath d’Islande limpide, de ?> millim., ne l’est pas. Plusieurs variétés de chaux carbonate? colorée sont beaucoup plus phosphorescentes que les mêmes variétés qui ne le sont pas il paraîtrait même que l’intensité de la lumière émise serait proportionnelle à la coloration.