CHAPITRE H
lie donne plus de décharges en employant les excitants ordinaires, si Ton découvre le cerveau, et que l’on touche le lobe électrique , les décharges apparaissent avec force, allant indifféi-emment du dos au ventre et du ventre au dos; tandis qu’il ne se produit aucun effet en irritant les autres parties du cerveau. En employant l’électricité comme excitant, on obtient un résultat analogue.
M. Matteucci ayant séparé entièrement d’une grosse torpille l’un des organes électriques sans détacher la peau, l’une des lames du galvanomètre fut insérée dans l’organe, près du bord extérieur, et l’autre lame fut mise en communication avec l’un des quatre nerfs : l’aiguille aimantée fut déviée de 4^ dans le sens ordinaire de la décharge de la torpille. En liant les nerfs, il n’y eut plus de déviation. Ce lésultat est encore digne de l’attention des physiologistes.
I^es observations précédentes tendent h prouver i ® que l’électricité qui produit la décharge, émane du dernier lobe du cerveau , et est transmise par les nerfs à l’organe ; 2° que la décharge, cessant sous l’influence du courant électrique lorsque les nerfs sont liés, a besoin, pour être transmise, de trouver dans le nerf une disposition moléculaire particulière; conséquence à laquelle conduisent également les phénomènes physiologiques de la grenouille, comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises dans cet ouvrage.
D’un autre coté, M. Flourens avait déjà prouvé, par des expériençes directes, publiées en 1825, que le quatrième lobe du cerveau est, dans les poissons ordinaires, l’organe encéphalique spécial de la respiration : un coté de ce lobe étant retranché, le mouvement de l’opercule de ce côté est sur-le-champ aboli; le mouvement de l’opercule du côté opposé subsiste. Le lobe étant enlevé en entier, le jeu des deux opercules est aussitôt éteint.
M. Flourens a prouvé, en outre, que l’action du quatrième lobe (du lobe placé derrière le cervelet) sur les opercules subsiste encore complètement après l’ablation
VE partie. 16