‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 123 sur 226 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La température la plus élevee est + i”, 6; la plus basse — 2", i .

Une torpille excitée d’une manière continue , pendant quatre minutes environ, a donné, plusieurs fois de suite, des décharges qui ont produit un courant, dont le P. Linari a étudié l’effet calorifique.

En commençant par faire passer, pendant quatre minutes , les courants voltaïques , tantôt d’un côté , tantôt de l’autre, à travers l’élément thermo-électrique, les uns ont donné pour température maximum -4- 6^ , les autres pour température minimum — ô'". Ayant fait passer ensuite dans les mêmes conditions les courants de la torpille, il a obtenu pour les deux décharges, les séries de température suivantes , dans lesquelles chaque terme est la somme des effets produits sur le thermomètre par les commotions correspondantes effectuées dans le même espace de temps.

U® série. 4- 1°, o; 4- U, 26 ; 4- U, 2; 4- 2®, 3.

2® série. — U, o; — 2°, 5; — a”, é; — 4^ o.

La plus haute température est 4- 2°, 3; et la plus basse, — 4" , O.

En comparant les températures les plus hautes et les plus basses, produites soit par les courants voltaïques, soit par les courants de la torpille, on en déduit les rapports suivants : pour les deux courants allant de l’antimoine au bismuth, le rapport est :: 6 : 2,5; pour les deux courants allant du bismuth à l’antimoine, le rapport, abstraction faite du signe, est :: 5 : 4- Ainsi' les rapports entre les températures produites par le courant de la torpille, allant du dos au bas-ventre, et par le courant voltaïque, seraient y dans un cas, et | dans l’autre.

1659. Le P. Linari a cherché a produire avec les courants de la torpille les anneaux colorés que M. No^ hili a obtenus avec les courants voltaïques. Il a réussi à pro-

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duirc ces anneaux non-seulement avec des torpilles grosses et vigoureuses, mais encore avec des torpilles de petites dimensions. Les anneaux colorés decouleur claireet distincte ont été obtenus facilement avec la solution d’acétate de plomb. Les anneaux formés sur les métaux oxidables ne résistaient pas aussi bien au frottement que ceux de Nobili.

M. Faraday, tout récemment, a fait aussi , sur le gyninotus electriciis , quelques expériences qui lui ont prouvé que les phénomènes électriques que présente cet animal sont de meme ordre que ceux produits par nos appareils. Il a obtenu successivement , avec la décliarge de cet animal , la décomposition cbimique, la déviation de Taiguille aimantée dans le galvanomètre et une élévation de température dans les fils conjonctifs.

M. Faraday, aidé de MM. Owen et Grant, a fait plusieurs préparations de gymnotes et de torpilles. Dans la torpille, comme nous l’avons dit, l’organe électrique est double et se trouve de chaque coté de l’épine dorsale; il consiste en une réunion de colonnes formées de la mince et membraneuse, de cellules intermédiaires contenant un fluide; dans le gymnote, l’organe occupe les 7% du poisson et se compose de 4 colonnes qui marchent parallèlement avec l’épine; deux sont grosses, deux autres, moindres. L’appareil, dans ce poisson , comme dans la torpille, est formé de lames membraneuses disposées de la même manière; dans l’un et dans l’autre, les nerfs qui se ramifient dans l’organe électrique, ont un volume consitlérable. •

Nous avons vu aussi que la force électrique développée par ces poissons est en raison directe de la force nerveuse qu’ils possèdent; l’action électrique est ordinairement suivie d’un affaiblissement,, de même que l’action musculaire; ainsi tout concourt à prouver, comme le pense M. Faraday, que la force nerveuse peut être convertie en force électrique , comme l’électricité

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