CHAPITRE III
cjues que nous possédons aujourd’hui pour mesurer la chaleur.
C’est ce motif qui m’a engagé à me réunir de nouveau à M. Breschet, pour constater la température des solides et des liquides organiques, en appréciant avec plus de rigueur et de certitude cju’on ne l’avait fait jusqu’ici, les différences de ces températures et les causes de leurs variations; 2° pour étudier cette température tour à tour dans les liquides et les solides organiques, au milieu de circonstances diverses; 3^ pour reconnaître si tous lesliquidc's et les solides des animaux étaient doués de la meme température sur les divers points de la machine animale et dans les lieux plus ou moins éloignés des centres nerveux ou vasculaires; 4*^ si ces centres nerveux ou vasculaires, si les liqueurs, et surtout le sang qui sort de ces derniers centres, étaient des foyers de chaleur.
§ IL De la température de riionime et du chieti dans les plaines et sur les montapnes.
idSq. Les expéi'iences sur la température animale, dont j’ai fait connaître les résultats (i ) , exigeaient qu’elles fussent répétées dans les vallées et sur les plus hautes montagnes, afin de s’assurer si elle ne variait pas suivant la densité de l’air.
On sait qu’à mesure (jue l’on s’élève dans les pays à montagnes très-élevées , la respiration devient accélérée par la difficulté que l’on éprouve à respirer. I.es poumons, devant toujours absorber la meme quantité d’air, redoublent d’efforts pour qu’il n’y ait aucune interruption dans leur jeu; il en résulte nécessaii’ement une gène dans la respiration. On devait rechercher si, dans ce cas, la température animale n’éproiivcrait pas des changements particuliers.
Nous avons fait des expériences comparatives à Mar-
(i) Tom. IV, p. 643 , etc.
2 2 DE LA TEMPÉR. DE l’hOMME ET DU CHIEN , ETC.
tignac, en Valais, clans la vallée du Rhône, et a Fbospice du grand Saint-Bernard, ou les religieux qui le desservent nous ont procuré avec une complaisance parfaite tout ce qui était nécessaire pour nos expériences ; plusieurs d’entre eux meme nous ont aidés. Nous citerons surtout avec éloge et une vive reconnaissance, M. Barras Clavendier, de l’hospice.
Des essais préliminaires nous avaient montré que la sensibilité du multiplicateur était telle qu’un degré de déviation de l’aiguille aimantée correspondait à o,ïi de température centigrade.
A Martignac :