‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 148 sur 226 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

acquis la pliosphoresceuce , sont comme transparents; la radiation doit donc pénétrer dans Fintcrieur , comme du reste on peut s’.cn assurer en sillonnant leur surface avec un instrument tranchant ; quant aux effets produits par la lumière électrique , voici ceux qu’il a observés :

J 686. Si r on fait passer une étincelle électrique sur la surface d’un corps non conducteur, son trajet j est marqué par une raie lumineuse, claire , qui reste visible pendant longtemps dans l’obscurité; cette phosphorescence est tout à fait analogue à celle qui est produite par la lumière solaire, ou la lumière diffuse, avec quel-^ ques particularités que Placidus îîeinrlcb a signalées.

L’intensité de la phosphorescence croît avec la force de la décharge; mais on atteint bientôt un degré qu’on ne peut dépasser sans courir le risque d’altérer les substances; en interposant entre le corps et l’étincelle une lame de verre, et faisant glisser la décharge sur la surface de cette dernière, la phosphorescence est plus faible.

Il se développe, quand la phosphorescence se manifeste, une odeur analogue à celle qui est produite dans une électrisation continuée; la lumière produite par la décharge d’une pile voltaïque de 4oo paires de la grandeur d’une pièce de 5 fr. est sans effet.

Tels sont les faits principaux l’cîatifs a la production de la phosphorescence par l’action de la lumière, qui se trouvent consignés dans l’ouvrage de Placidus Heinrich.

1687. On sait en outre depuis longtemps que les décharges électriques possèdent aussi la propriété de rendre phosphorescents, par l’élévation de température, les corps qui ont perdu cette faculté par Faction d’une chaleur trop élevée , propriété que ne possède pas la lumière solaire, du moins à un degré aussi marqué. C’est ainsi qu’un morceau de chlorophane, qui a cessé d’étre phosphorescent parce qu’on a trop élevé sa température, le devient quand on le chauffe après l’avoir préalablement exposé à l’action de la décharge d’une seule bouteille de Leyde, effet que l’on n’obtient pas ])ar l’exposition au soleil. Plusieurs fluors, ainsi que la chaux

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