‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 17 sur 226 · LA DIFFÉR. QUI EXISTE ENTRE LA TEMPÉR., ETC · texte numérisé non relu

LA DIFFÉR. QUI EXISTE ENTRE LA TEMPÉR., ETC

anglais, de désorganiser les vaisseaux et de gêner plus ou moins la libre circulation du sang ])ar l’introduction de la boule du thermomètre dans le canal vasculaire, nous avons pris deux aiguilles (fig. 3) composées chacune des deux autres, Tune de cuivre et l’autre d’acier , soudées à l’une de leurs extrémités seulement, sur une étendue de un à deux millimètres, et légèrement recourbées a cette même extrémité, qui est terminée en pointe trèsbne, afin de pouvoir être introduite dans les vaisseaux sans produire d’hémorragie.

A partir de la pointe, les aiguilles vont en s’écartant, et on les assujettit avec de la soie à une tige en ivoire, que l’on tient toujours entre les doigts, dans la crainte de communiquer de la chaleur au métal.

Ces deux aiguilles, après avoir été mises en communication, d’abord Tune avec l’autre, au moyen d’un fil d’acier, puis chacune d’elles avec le multiplicateur à fil court, ont servi à faire des expériences sur quatre chiens de moyenne grandeur.

L’une d’elles a été mise dans l’aorte, à sa sortie du cœur, l’autre dans la veine cave descendante, avant son entrée dans l’oreillette droite. La poitrine était ouverte; les poumons affaissés ne remplissaient que trèsimparfaitement leurs fonctions, et le sang qui suintait de faorte paraissait presque noir. L’aiguille du multiplicateur s’est déviée immédiatement de trois degrés en faveur du sang artériel. Or, comme une expérience préalable, faite avec l’appareil à température constante de M. Soret, indiquait qu’une déviation d’un degré correspondait à 0, 128 de chaleur, il en résulte que la différence entre la température du sang artériel et celle du sang veineux était, dans cette circonstance, de 0,84. Cette expérience est la première que nous ayons faite pour constater la différence qui existe entre la température du sang artériel et celle du sang veineux. Le tableau suivant renferme les résultats obtenus sur trois autres chiens:

CHA.PITRE Ilf.

La moyenne de ces résnilats nous indique que la différence entre la tempérai m e du sang artériel et celle du sang veineux, dans les cliiens de moyenne grandeur, est de i°,oi. Nous n’avons pas continué plus longtemps les expériences, parce que les résultats étaient toujours sensiblement les memes. John Davy, ainsi qu’il a été dit, avait obtenu, sur des agneaux, pour moyenne, 0^,74 7 c’est-à-dire, o%dy moins que nous sur des (diiens. îl est assez difficile d’obtenir une concordance plus grande dans des expériences aussi délicates que celles que nous rapportons, surtout quand les vaisseaux n’ont pas un grand diamètre.

Nous avons interverti l’ordre des aiguilles pour être assurés de l’exactitude des résultats, c’est-à-dire, que l’une a été mise à la place de l’autre, et réciproquement, nous n’avons pas trouvé, de différence. On a déterminé ensuite, au moyen de rap|)areil à température constante, la température réelle de la veine jugulaire et celle de l’artère crurale. Nous avons reconnu que l’une était de 38^^ et l’autre de 88^,90, au lieu de 39*401 ; cette légère différence tient à des causes qui nous ont échappé.

J 541. Nous avons essayé de voir comment la tempe-

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