‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 19 sur 226 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

la température , dans le meme système artériel et veineux, va en diminuant en allant du cœur aux extrémités.

§ IV. Modifie citions apportées dans le procédé thermoélectricpie destiné à mesurer la température des tissus organiciues du corps de Vhornme et des animaux.

i549. L’emploi que j’ai fait des aiguilles métalliques mixtes, d’un diamètre moindre qu’un millimètre, pour déterminer la température des parties intérieures des corps organisés, exige des précautions délicates dont j’ai déjà fait connaître quelques-unes (1), et sans lesquelles il n’est pas possible d’obtenir des résultats sur l’exactitude desquels on puisse compter.

Ijorsqu’on plonge une barre de métal par l’une de ses extrémités dans une source de chaleur qui n’est pas capable de réagir chimiquement sur ses parties constituantes, cette barre s’échauffe de proche en proche jusqu’à une distance plus ou moins éloignée de la partie immergée, laquelle dépend de la nature du métal, des dimensions de la barre, de la température de la source et de celle de l’air ambiant.

Les diverses sections de la barre, à partir de la source de chaleur et jusqu’à une certaine distance, prennent donc des températures différentes, supérieures à celle de l’air ambiant. Mais aussitôt que chacune d’elles a atteint la température qu’elle doit conserver, c’est-à-dire, son état d’éf[uilibre , l’expérience prouve que, pour des distances à la source qui croissent en progression arithmétique, les excès de température décroissent en progression géométrique, toutes les fois que les excès de la température de la barre sur celle du milieu ambiant ne dépassent pas 20 à 3o^ D’un. autre côté, la proj)agation

(i) T. IV, p. 9 et suiv.

de la chaleur variant avec les dimensions de la barre, la perte de chaleur étant proportionnelle à Taire des surfaces extérieures, et la cpiantité de chaleur ([ui traverse étant aussi proportionnelle a Taire de la section, le décroissement de la température devra donc être d’autant plus considérable que le contour sera moindre. L’expérience prouve positivement que, dans deux barres de meme métal, n’avant pas la même section transversale, les distances du foyer aux points ou la température est la même, sont entre elles comme les racines carrées des épaisseurs, ou comme les racines carrées de leurs rayons, si les barres sont des cylindres. Il suit de ces diverses observations, que plus les cylindres ou les aiguilles métalliques auront des diamètres petits, moins la source de chaleur se refroidira quand sa température sera capable de varier par la présence de ces aiguilles. De là la nécessité d’opérer avec des aiguilles d’un petit dla~ mèti’e; celles dont je me sers ont moins d’un millimètre de diamètre.

Il résulte encore des observations précédentes, que, lorsqu’on cliercbe à déterminer la température des parties intérieures de l’homme, qui est d’environ il

faut le placer dans un milieu dont la température soit d’environ i8 ou 20°. Si cette condition ne suffit pas encore, il faut trouver, par des expériences préalables, les effets dus au refroidissement produit dans les muscles par la présence des aiguilles. C’est un point sur lequel je n’ai peut-être pas assez insisté dans mes précédents mémoires.

Le procédé pour trouver la température intérieure du coi'ps de Tliomme, consiste, comme on Ta vu, à faire usage de deux aiguilles, composées chacune de deux autres. Tune de cuivre, l’autre d’acier, soudées par un de leurs bouts. L’une des soudures est placée dans un milieu dont la température reste constante pendant la durée de l’expérience, tandis que l’autre est introduite dans la partie dont on veut mesurer la température. Ces deux aiguilles communiquent ensemble, d’une part,

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