CHAPITRE VII
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moindre inégaiité de la surface, et le frottement qu’ils occasionnent est peu considérable. Les hélices qui entourent les barres mobiles sont réunies de manière à former un fil continu, dont les bouts /, rn, sont soudés respectivement au système des disques a, et c, cL Les autres hélices, pliées autour des barres fixes, sont aussi réunies, et les bouts n et o plongent, l’im dans un vase de mercure p attaché à l’appareil voltaïque, et l’autre dans un vase k du commutateur, iiinsi toutes les seize hélices ne forment qu’un seul fil conjonctif par l’intermédiaire du commutateur.
L’appareil voltaïque employé pour produire la force motrice consiste en quatre auges de cuivre, dans lesquelles plongent des plaques de zinc; cet appareil est mis en action avec de l’eau acidulée par l’acide sulfurique. Des flèches (fîg. ly) indiquent la direction du courant; cette direction est renversée chaque fois que les pôles se rencontrent, pourvu que le commutateur soiit disposé de sorte que les arêtes du levier quittent une des divisions pour passer à l’autre. Ce renversement s’opère instantanément, comme on voit , et est tout à fait indépendant de la vitesse de rotation.
Le même système , pour renverser les pôles, s’applique à un nombre quelconque de barreaux, pourvu que les sections des disques soient égales en nombre et puissent coïncider parfaitement.
M. Jacobi a fait une expérience dans le but d’établir le rapport qui existe entre la surface d’un couple et le poids que peut sup[)orter une barre de fer doux soumise à l’action magnétisante du courant. Il est parti pour cela de la supposition, qui n’est exacte cependant que dans les appareils à courant constant, que les effets chimiques qui ont Heu dans la pile, et qui représentent la dépense de l’appareil, sont en l’aison directe de la surface active. Tl a pris à cet effet une barre de fer doux, de î pouce Y de diamètre sur 28 pouces de long, pesant iZf livres Ÿ, recourbée en fer à cheval, de manière que les centres des branches se trouvaient à une distance
J04 DESCRIPTION DE l’aPPAREIL DE M. JACORI.
tie y ponces. La liarrc, recouverte d’une étoffe de soie, fut enveloppée d’une hélice de fd de cuivre d’une lignede diamètre et de 35 pieds de longueur.
Pour mesurer la puissance magnéticjue, ce physicien a fait usage d’une halance romaine et d’un poids supporté par des rouleaux, afin de pouvoir glisser facilement sur le hras du levier.
La surface de l’armature de fer doux avait une forme un peu convexe, afin que les extrémités des jambes, formant une surface plate et unie, ne fussent touchées que suivant une arête, dont la position formait un angle droit avec la direction du levier. L’armature était en contact avec les extrémités des jambes quand le levier était placé horizontalement. On avait tracé sur ce dernier une échelle, dont les divisions indiquaient la huitième partie du poids glissant, auquel était fixé un index.
Les piles dont M. Jacobi s’est servi consistaient en auges de cuivre d’une grandeur suffisante pour y plonger des plaques de zinc de 4> 5G, 64, loo,
i44 poDces cai'i'és. Ces appareils étaient chargés avec de l’eau renfermant en poids 7C d’acide sulfurique.
Il a fait construire ensuite un double commutateur de huit disques, divisés en soixante-douze sections ; dans cet appareil il y avait encore quatre leviers semblables aux premiers, qui reposaient sur les cylindres et réunissaient les disques deux à deux. î^es autres extrémités de ces leviers plongeaient également dans des vases de mercure, devant recevoir les bouts des fils cotqonctifs, destinés a être parcourus par des courants voltaïques ou magnéto-électi'iques , tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. Cet instrument, mis en mouv(3ment au inoven d’une manivelle, qu’on pouvait tourner deux fois par seconde, pouvait effectuer, dans le même temps, cent quarante- quatre doubles renversements. M. Jacobi infèi’e de là qu’il sera facile de changer ou d’interrompre le courant électrique mille fois dans une seconde, et même davantage.
Les expériences ont été faites avec chaque couple sans