CO CO
CO
CO
en
fs.
cO
Oi
, te
tr £ ü X
iS *3 O
fin or &H pq
bX)
CA
•Hi<
EXPLICATfON DES TROMEES.
JOO
LTSTE d'aiUeurs qui ont indiqué la cause des trombes.
Auteurs qui font provenir les trombes d’un tourbillon de vent ; mais chacun d’eux explique différemment la] cause du vent, sa marche et son effet sur les nuées. Ceux qui font provenir le tourbillon de vents contraires, supposent une chose impossible ; c’est (lue la force tangentielle du tourbillon dilatera plus l’air intérieur, que la force de pression extérieure qui sert à le former , ne le comprimera.
Auteurs qui font intervenir l’électricité , sans spécialiser les fails appartenant à l’électricité.
Auteurs qui les font provenir d’éructations souterraines.
Les trombes ne sont qu’une forte averse.
/ Stuart, Ph. Tr. , vol. 23, Iü77.
AndOQUE M. Ac. P. , 1727 , 50.
Guettard.... M. Soc. Roy. Montpellier , 2, 24,
Shaw Voyage en Barbarie , 2 , 55.
Bosciiovicii . . Soprail turbine , etc. Rome, 1749.
Franklin Letters , etc. , 20® livre.
Muschenrroek. Cours de pbys.,ch.42,§ 2381-2385,
Forster Observations, etc. , 109.
Rozier Jour. pbys. , 7 , 70.
Perkins Trans. am, ph. soc. 178G, 2, 335.
Spallanzani. . Mém. délia soc. ital. , 4 , 473.
Oliver Tr. oftheam, ph. soc. 1786, 2, lOl.
Lamarck Annuaire météorologique de 1807.
Monge Ann. de chimie , 5.
Napier Ed. ph. jour. , 6 , 95.
Defrance Dict. SC. nat, , art. trombes.
De Maistre.. Bibl. un., 1832, vol. 5 1 (3) , 226.
Page Écho du monde savant , i, 176.
Ogden Amer, journ. of sc. , janv. 1836.
/ Brisson M, Ac. P,, 1767, p II.
Lacépède Essai sur l’électricité , 2 , 332.
Michaüd J. ph. Roz.,30, 284. Mém. Ac. Tu-
rin ,9,3.
Young Leçons de pbys. , leçon 57® , vol I ,
Hümboldt — Tabl. de la nature, i , 43 et 177.
Bechhey Voyage au détroit de Beering , l ,
Horner Gilbert , tom. 73, p 95.
Rare Amer. Jour. Silh, avril 1837.
I Lemery Cours de chimie.
i Buffon Histoire naturelle, D® partie.
Eeles Ph. Trans. , an. 1755, v. 49, 147.
Parmi les i i6 trombes dont il vient d’être question, il y en a 29 qui ont été notées comme ayant eu un mouvement giratoire , continu ou seulement pendant une partie de leur durée. Dans ce nombre il y en a 1 1 de mer et 18 de terj’e. 22 trombes n’ont présenté aucune agitation intérieure, savoir : 9 de mer et i3 de terre.
CfTAPlTUE IV.
/| I ont élé arcompagnées d’éclairs, de tonnerre ou de phénomènes lumineux quelconques, savoir: i6 de mer ei 25 de terre. ^
lo ont transporté des objets contre le vent; i6 ont donné de la grêle, dont 7 de mer et 9 de terre.
6 trombes se sont évanouies dans une atmosphère sans nuages, sans qu’elles eussent été précédées d’aucune tourmente.
3 trombes de mer ont inondé d’eau douce les vaisseaux qui se sont trouvés sur leur passage, quoique le météore fût ascendant.
3 trombes ont permis de voir la dépression de la surface des eaux.
2 trombes ont servi d’intermédiaire entre deux groupes de nuages.
Dans T 5 trombes on a vu l’eau monter, et, dans 8, l’eau descendre.
Dans 8 on a senti l’odeur du soufre.
Dans 6 cas on a observé plusieurs trombes au même instant.
34 ont présenté des particularités remarquables. Bachanan en a dessiné une qui avait trois origines.
Le capitaine Beecbey en a observé une qui avait trois cônes (fig. 8) sortant du même pavillon, lesquelles se réunirent bientôt pour se diviser ensuite. Enfin celle de Carcassonne a décarrelé une chambre sans renverser aucun des objets qui s’y trouvaient.
Les trombes marines ont manifesté leur formation par l’agitation de l’eau et par les vapeurs nombreuses qui s’en élevaient; celles de terre, par l’enlèvement des corps légei's qui s’y trouvaient. Le bruit enfin a varié suivant la nature de la trombe. Il était plus fort sur terre que sur mer.
1629. M. Peltier a cherché a prouver que tous ces effets se rattachent aux phénomènes d’électricité statique ou dynamique. Nous verrons plus loin les preuves qu’il apporte à l’appui de son assertion.
Sur trente auteurs dont il a recueilli les opinions,
EXPLICATION^ DES TllOMLES.
dix ont attribué le phénomène à des courants d’air, huit l’ont fait dépendre de l’électricité, sans expliquer comment il pouvait être produit; deux ont supposé des feux ou éruptions sous-marines.
Il résulte des relations que j’ai mentionnées, que, pendant l’apparition du phénomène, la trombe est agitée dans un espace très-limité, que des vapeurs s’en élèvent et forment un cercle fuligineux alentour.
Au centre de ces cercles on a observé trois fois une dépression de plusieurs pieds. Quelquefois, au contraire, on a vu l’eau des mares enlevée entièrement. Enfin, le phénomène est purement local, et les parties voisines où il se manifeste restent dans un calme plat.
Pour représenter ces différents effets, M. Peltier a remplacé un nuage par un globe de métal qui était constamment chargé d’électricité au moyen d\me machine électrique toujours en mouvement, et ses inégalités par des pointes; au moyen de l’influence que ce corps électrisé exerce sur l’eau , sur les vapeurs et sur les poussières, il a pu reproduire la dépression du liquide; il s’est formé aussitôt, du centre à la circonférence, des courants directs qui se sont transformés en un mouvement giratoire produit par des résistances inégales. En déplaçant ces dernières , on a rétabli le courant ou on l’a renversé.
Tous ces effets disparaissent quand on remplace les pointes par une boule polie. Dans ce cas on obtient, au lieu d’une dépression, un bouton saillant , comme Brisson l’avait déjà observé.
En faisant naître des vapeurs au-dessous de la boule polie, les vapeurs paraissent éprouver peu d’action; seulement elles semblent monter un peu plus rapidement. Quand la boule est remplacée par le faisceau de pointes, M. Peltier a cru remarquer que la quantité de vapeur devient trois fois plus considérable; il a même fait des expériences pour le prouver. L’augmentation de l’évaporation de l’eau par la tension électrique avait déjà été observée par Beccaria, qui, ayant fait l’expérience avee des corps unis, avait été obligé d’éhîctriser l’eau yjendant des heu-