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CHAPITRE PREMIER

DU DÉGAGEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ

§ Ier Considérations générales sur le dégagement de V électricité et sur quelques-unes de ses principales propriétés .

i.Xjorsqu’on frotte un tube de verre ou un bâton de gomme laque, dont la surface est bien sèche, avec un morceau d’étoffe de laine également bien sec, il acquiert la propriété d’attirer les barbes de plume ou autres corps légers qu’on lui présente; on dit alors qu’il est électrisé. Po u r m ieux é t u d i e r 1 es effets d e ce t te a 1 1 ra et ion , on p résen te les corps électrisés à une petite balle de moelle de sureau fixée à l’extrémité d’un fil de soie, dont l’autre est attachée à un point fixe (fig. i). Cette petite balle est d’abord attirée, puis elle est repoussée aussitôt après le contact. On

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en conclut i° qu’un corps électrisé cède une portion de son électricité à celui qui le touche; 2° que deux corps qui possèdent chacun une électricité émanant de la même source, se repoussent. Mais il n’en est plus de même quand , ayant mis en contact la halle avec le tuhe de verre électrisé, on lui présente ensuite le bâton de gomme laque préalablement frotté; il y a alors attraction. Nous en tirons cette autre conséquence, qu’il y a attraction entre deux corps dont l’un possède l’électricité du verre, et l’autre l’électricité de la résine. On a appelé l’une électricité vitrée, parce qu’elle est produite ordinairement par le frottement sur le verre ou les corps dont la surface est vitreuse, et l’autre électricité résineuse, attendu qu’elle se développe sur les substances résineuses, ou celles dont la surface est terne. On a substitué à ces dénominations celles d’électricité positive et d’électricité négative, pour des motifs que nous ferons connaître plus tard.

Tous les phénomènes d’attraction et de répulsion se réduisent à ces deux lois : Deux corps chargés d’électricité de même nature se repoussent mutuellement, et s’attirent au contraire quand ils sont chargés d’électricité de nature différente.

2. Un bâton de gomme laque ayant été frotté avec une étoffe de laine, si l’on présente successivement au petit pendule, préalablement électrisé par communication, et le corps frotté et le frottoir, on voit que l’un et l’autre possèdent une électricité différente. Electriser un corps est donc opérer la séparation des deux électricités qui, par leur réunion , forment ce qu’on appelle l’électricité naturelle, ou le fluide neutre. Les deux électricités positive et négative, ainsi que l’électricité naturelle, ont reçu le nom de fluide en raison de quelques-unes de leurs propriétés qui ont de l’analogie avec celles des fluides, entre autres de pouvoir se coercer. Mais quelle est donc la nature de ce fluide, de cet agent qui disparaît aussitôt qu’il reprend sa position d’équilibre dans les corps? ou le chercher ?

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