CHAPITRE IV. l
La balle de l’aiguille fut chassée, par exemple, à 4o degrés; en tordant le fil de suspension de 1/jo0, il la ramena à 20 degrés ; il observa l’instant où cette balle répondait très-précisément à 20 degrés. L’électricité se perdant peu à peu, les balLes se rapprochèrent; mais pour les maintenir toujours à la première distance de 9.0 degrés, il détordit le fil de suspension de 3o degrés, et la force de torsion étant diminuée d’autant, les balles furent chassées à un peu plus de 20 degrés. 1! attendit ensuite l’instant ou la balle de l’aiguille arrivait à 20 degrés , et tint compte du temps écoulé entre les deux opérations, qui se trouva être de 3' : il résulta de là qu’après la première observation, la distance des balles étant 20, la force répulsive avait pour mesure i/jo degrés -|- 20; que 3' après, la force répulsive, à la même distance de 20 degrés, 11’était plus que 110 degrés \- 20, c’est-à-dire, qu’elle était diminuée de 3o degrés, ou de dix degrés par minute : mais comme la force moyenne entre les deux observations était mesurée par 1 4 5 degrés, et qu’elle diminuait de 3o degrés en 3', ou de 10 degrés par minute, la force électrique des deux balles diminuait donc de par minute. C’est d’après cette méthode que Coulomb a formé le tableau suivant
lf)0 DF LA QUANTITÉ D ÉLECT. Qü’uN CORPS ISOLÉ PERD, ET