‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 103 sur 362 · UU J · texte numérisé non relu

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102 DE LA QUANTITÉ d’ÉLECT. Qlj’UN CORPS ISOLÉ, ETC.

Observations sur le tableau ci-joint.

q4* On voit , d’après les résultats consignés dans la 7e colonne, que le rapport de la force électrique perdue à la force totale, a été représenté le même jour, ou dans le même état d’humidité de l’air, par une quantité con stante; que ce rapport n’a varié qu’à mesure que i hygromètre a annoncé une variation ; que pour un même état de l’air, la perte de l’électricité est toujours proportionnelle à la densité électrique.

La loi de la perte de la densité électrique étant déterminée, Coulomb a trouvé par le calcul l’état électrique des deux balles après un temps donné (1).

Avec des balles de grosseur très-différente, et ne possédant pas la même densité électrique, le rapport de la force perdue dans une minute à la force totale reste toujours une quantité constante. Quelles que soient la figure et la grandeur d’un corps électrique, le décroissement de la densité électrique a toujours pour mesure une quantité qui est à peu près constante, pourvu que l’air soit sec et que le degré d’électricité 11e soit pas considérable. Coulomb a trouvé encore que la nature du corps n’influe nullement sur la loi du décroissement de l’électricité ; ainsi, dans une série d’expériences qu’il a faites à ce sujet, l’électricité décroissait de ^-7 par minute pour des balles de sureau, des balles de cuivre, et même pour des balles de cire d’Espagne.

L’affaiblissement de l’électricité dans l’air dépend de l’état hygrométrique de l’air. Pour le déterminer, Coulomb a cherché le rapport qui existe entre l’état plus ou moins humide de l’air, et le décroissement de l’électricité dans une minute; il a trouvé que ce décroissement est proportionnel au cube du poids de l’eau contenue dans un volume d’air. Néanmoins, cet illustre

(1) Mémoires de l’Acatl. des 3c., 1785, p. 619.

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