‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 164 sur 362 · DE LÉLEC. DE TENSION DE LA. PILE, ETC · texte numérisé non relu

DE LÉLEC. DE TENSION DE LA. PILE, ETC

contact des deux métaux. Plaçons maintenant sur la

rondelle, par la face cuivre, un nouveau couple, et au-dessus une seconde rondelle; si celle-ci n’existait pas, l’air humide produirait le même effet sur le zinc. L’électricité négative qui est chassée du second zinc par le fait de l’action chimique, neutralise l’électricité positive adhérente à la surface du premier zinc, et à celle de la première rondelle; quant au deuxième zinc, sa tension se trouve doublée par suite de l’électricité qui lui est propre et de celle qu’il reçoit du premier zinc. INous supposons que le premier et le second zinc sont attaqués au même degré, et que les deux cuivres ne le sont pas du tout. Si l’on pose sur la troisième rondelle un troisième couple, en suivant le même raisonnement, on aura une distribution à la précédente.

Comparons la distribution de l’électricité clans la même pile, en ayant égard, dans l’une, à la force électro -motrice , et dans l’autre, à l’action chimique seulement. Mais avant présentons quelques observations sur le mode d’action de l’électricité dans 1 un et l’autre cas.

Yolta supposait , avons-nous dit , que lorsque deux corps conducteurs sont en contact, ils se constituent l’un et l’autre dans un état électrique différent; ainsi donc, les deux fluides, malgré l’action attractive qu’ils exercent l’un sur l’autre, se trouvent en équilibre sur la surface même de contact , sans pouvoir la franchir, pour former du fluide neutre. L’expérience nous a montré que, dans la réaction de deux corps l’un sur l’autre, chacun deux se constitue également dans un état électrique contraire, mais avec cette différence, que les deux fluides ne restent pas en équilibre à la surface de contact, aussitôt que l’action qui les a produits a cessé ; ils sont libres ensuite de se recombiner sur la • surface même de contact, et en suivant tous les conducteurs qui se présentent à eux. Il n’existe donc pas , à proprement parler, d’équilibre électrique sur cette surface , mais bien des décompositions et recompositions

Page 1