‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 166 sur 362 · CHAPITRE Vf · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vf

de bons conducteurs; si elle ne Test pas , c’est une preuve, ou que les deux fluides ne se recombinent pas en entier, immédiatement, à cause de la mauvaise conductibilité des liquides , ou qu’une cause autre que l’action chimique concourt à la distribution de l’électricité. Or, l’expérience prouve que les signes électroscopiques aux deux pôles de la pile isolée sont très-faibles, et que les condensateurs même les plus forts ne s’y chargent pas sensiblement (i). Il semble donc, d’après cela, que l’on doive accorder dans cette circonstance la préférence à la théorie électro-chimique sur celle du contact.

Il faut en appeler maintenant à l’expérience pour déterminer au juste la tension électrique de chaque élément dans la pile , quand l’un de ses pôles communique avec le réservoir commun. Jusqu’ici on n’a fait aucune expérience positive dont les résultats aient été publiés; tout ce que nous en savons à cet égard, c’est que M. Biot a ouï dire à Coulomb qu’il avait vérifié la loi de féquidifférence électrique entre les disques, et qu’elle lui avait paru exacte; au surplus, nous reviendrons sur cette question en traitant des phénomènes électro-dynamiques. La théorie électro-chimique de la pile que nous venons de décrire est tout-à-fait hypothétique.

§ Y IL Des piles sèches .

io3. On a appelé improprement piles sèches , celles dans lesquelles le liquide conducteur est remplacé par un corps solide légèrement humide. La présence de riiumidité est indispensable; car il n’existe jusqu’ici aucune pile composée de substances solides et complètement sèches.

Plusieurs tentatives ont été faites pour former des pii es sèches (a). Celles de M. 'Zamboni ont donné les

fi) Biot. Précis de physique expérimentale , 2 e éd. p. 635. (2) Vol. 1er, p. i65.

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