CHAPITRE VI
dans le papier, du miel, un alcali, une dissolution de sulfate de zinc, ou- du lait a demi - caillé, la pile agit comme celle dans laquelle les éléments sont saupoudrés d’oxide de manganèse.
Une pile à la Zamboni, composée de deux mille couples, ne donne pas la moindre commotion , parce que la circulation du fluide électrique ne s’y fai t pas assez vite pour qu’elle puisse fournir, dans un temps do une, la quantité d’électricité qui est nécessaire pour la produire. La tension électrique de chaque pôle peut être rendue sensible avec le plan d’épreuve. Si l’on met en contact un de ses pôles, pendant quelques instants, avec un condensateur de taffetas pommé, on obtient des
étincelles qui ont quelquefois un pouce de long. Elle peut servir à charger des batteries.
M. Zamboni pense qu’une pile de cinquante mille paires de plaques auxquelles on laisserait le diamètre ordinaire des feuilles de papier étamé, serait une source , constante d’électricité, dont la tension égalerait celle d’une forte machine électrique ordinaire.
L’air humide tend sans cesse à décharger cette pile; aussi la tension de ses pôles varie-t-elle suivant son état hygrométrique. La tension n’acquiert une valeur fixe que, lorsque ayant été affaiblie par les pertes, l’air humide lui enlève de 1 électricité autant que la pile lui en rend dans le même temps.
Ces piles ne fonctionnent pas indéfiniment ; leur énergie se perd en général à mesure quelles se dessèchent. Zamboni, qui s’est beaucoup occupé de leur mode d’action, a reconnu que la diminution de la tension cesse au bout de deux ans, et varie, dans cet intervalle, suivant la manière dont la pile a été formée; que l’énergie est plus grande en été qu’en hiver , tant sous le rapport de la tension que sous celui de la promptitude avec laquelle elle se manifeste.
1 54. M. Donné n’a remarqué aucun rapport entre les variations de tension et les hauteurs barométriques. Il a