Q2 METHODES DU CONTACT SUCCESSIF
d’acier trempé cerise clair, de manière que son milieu correspondait aux points de jonction des deux barreaux; puis il séparait ceux-ci en les faisant glisser dans un sens opposé jusqu’aux extrémités du petit barreau, qui se trouvait avoir acquis un magnétisme plus fort que celui qu’on lui aurait communiqué par le moyen alors en usage. Il est facile de se rendre compte de l’effet produit.
Chaque aimant agissant sur la même moitié du petit barreau , la décomposition du magnétisme est favorisée par l’action simultanée des deux pôles opposés, qui attirent chacun l’un des magnétismes, et repoussent l’autre du côté opposé , tandis que dans le contact successif le même aimant agit seul, sur toute la longueur, pour y développer les deux magnétismes; ce qui doit produire un effet moindre. Cette méthode sert à aimanter à saturation seulement des barreaux courts et peu épais.
i y 8. Peu de temps après cette découverte, Duhamel et Antheaume indiquèrent la méthode suivante d’aimantation : on place, parallèlement l’un à l’autre, deux barreaux AB et A' B' (fig. 79 ), joints à leurs deux extrémités par deux petits parallélipipèdes de fer doux F et F'; puis l’on prend deux barreaux aimantés ab et a b\ que l’on incline de 2 5 à 3o° sur leur direction, en les posant d’abord au milieu de l’un d’eux , les pôles inverses en regard, et on les fait glisser un certain nombre de fois en sens contraire , jusqu’à l’extrémité du barreau. On fait la même opération sur l’autre.
L’application des petits morceaux de fer doux à l’extrémité des barreaux que l’on aimante, est un perfectionnement important; en effet, dès que ces barreaux ont acquis un certain degré de magnétisme, les parallélipipèdes de fer doux s’aimantent par influence, et réagissent ensuite sur les barreaux pour augmenter leur magnétisme.
En substituant deux aimants aux barreaux de fer doux, on devait encore accroître le développement du