CHAPITRE IV
faire, sur chacune des deux moitiés, un nombre égal de frictions. Quand les barreaux sont revenus au centre , on les enlève perpendiculairement, pour ne pas changer l’effet précédemment produit. Æpinus a fait une modification heureuse au procédé de la double touche; au lieu de maintenir les deux barreaux glissant toujours parallèlement l’un à l’autre, il les a inclinés en sens contraire, comme Duhamel l’avait fait; les résultantes longitudinales deviennent alors plus considérables, parce que les actions agissent plus obliquement sur la surface du barreau. Cette innovation affaiblit, à la vérité, l’action propre de chaque barreau glissant, qui n’a plus qu’une ligne de contact avec le barreau, en raison de l’inclinaison. L’expérience prouve cependant que jusqu’à une certaine limite d’inclinaison, on trouve un avantage à se servir de barreaux inclinés. Æpinus a trouvé qu’une inclinaison de 1 5 ou 20 degrés donne sensiblement le maximum d’effets; en y joignant, comme il l’a fait, l’emploi des barreaux de fer doux ou des aimants, on a un procédé qui a de l’avantage sur les autres, de pouvoir aimanter fortement de gros barreaux avec des barreaux faibles en magnétisme.
Cette méthode a l’inconvénient de ne pas produire un développement égal de magnétisme dans chacune des moitiés du barreau , et de faire naître plus facilement des points conséquents dans des barreaux d’une certaine longueur que la méthode de Duhamel ; aussi ne doit-on pas aimanter par ce procédé des aiguilles de boussoles; on ne s’en sert ordinairement que pour les gros barreaux, auxquels on veut donner un fort degré de magnétisme, sans qu’il soit nécessaire d’avoir une distribution égale de magnétisme.
§ III. Procédé de Coulomb .
1 8 1 . Coulomb, mettant à profit les avantages que présentent les méthodes que nous venons d’exposer, &