‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 259 sur 362 · O SERIE · texte numérisé non relu

O SERIE

TEMPÉRATURE

TEMPS DE 10 OSCILLATIONS du barreau, température à OuO9.

214 couleur bleue

410 couleur d’eau.

En comparant ces résultats à ceux de la iie série, on voit que l’élévation progressive de la température altère beaucoup plus le magnétisme du barreau, lorsqu’il a été d’abord trempé vers 900°, et qu’on le refroidit lentement, que lorsqu’il a été d’abord mis dans l’état de recuit.

Dans l’état de recuit, tant que le barreau n’est exposé qu’à des températures au-dessous de 5oo°, nous avons vu qu’une nouvelle aimantation lui rend toute sa force primitive; mais dans l’état de trempe il n’en est plus de même, chaque élévation de température diminue sensiblement la force du magnétisme que le barreau peut prendre par une aimantation nouvelle, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

368 infl. de Là tetvîpér. SUR Là distrib. des àim.

Le barreau atteint son maximum d’énergie quand il est trempé cerise clair vers 900°, puisqu’il exécute ses 10 oscillations en 63; à partir de ce terme, la force directrice diminue à mesure que la température du recuit augmente. A 900°, il emploie le même temps pour faire 10 oscillations que dans les premières expériences; ce qui devait arriver, puisqu’il est ramené au même état de recuit parfait ou on l’avait pris.

Tous les barreaux employés par Coulomb avaient une longueur égale au plus à 3o fois leur épaisseur; les résultats ont toujours été semblables. Mais il n’en est plus de même quand ils sont plus longs.

Pour le prouver, il prit un fil d’acier très-pur, ayant 3 26 miilim. de longueur, et 4 millirn. de diamètre; il le trempa à 820°, l’aimanta à saturation et détermina sa force directrice. Il répéta la même opération en le faisant recuire à différentes températures, et obtint les résultats suivants :

température du recuit.

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