NFL. DE LA. TEMPER. SUR LA DISTRIE. DES AIM
d’être repousse, comme dans le cas où la barre était aimantée; ainsi donc, dans le cas du fer doux aimanté par l’action de la terre, le point d’indifférence s’est rapproché de l’extrémité chauffée, au lieu de s’en éloigner comme dans le cas d’un aimant. La force magnétique du fer doux augmente donc par la chaleur.
226. M. Christie ( t ) s’est occupé aussi de la question relative aux changements qu’éprouve l’intensité magnétique des barreaux, quand on fait varier leur température; mais la méthode analytique dont il a fait usage n’est pas aussi simple que celles qui ont été employées par Coulomb et M. Kupffer ; nous allons Dépendant essayer d’en donner une idée. *
M. Christie est parti du principe que les actions exercées par deux aimants sur un troisième librement suspendu, peuvent être rapportées à celles de deux centres placés dans chacun d’eux, près de leurs extrémités, et que pour chaque pôle de l’un des aimants, les autres pôles de l’autre sont, l’un attiré, et l’autre repoussé par lui, avec une énergie qui varie en raison inverse du carré des distances. Il a établi une formule dans laquelle se trouvent l’intensité des barreaux et les écarts de l’aiguille, et au moyen de laquelle on peut déterminer les variations de l’intensité en raison de la température.
Yoici comment est disposé l’appareil dont il a fait usage :
il a commencé par établir une ligne méridienne sur une table solidement établie , et a placé dessus une boussole, de manière que l’extrémité de l’aiguille correspondît au zéro de l’échelle. Deux aimants, les pôles inverses en regard, furent mis au fond de deux vases de terre, fixés aussi à la table avec des pièces de bois rectangulaires. De ces pièces de bois sortaient de petites lames de cuivre, sur chacune desquelles était tracée une ligue, indiquant la position de l’axe de l’aimant. La distance horizontale
(1) Philos, transact., i8%5, ire part.