‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 288 sur 362 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

RAPPORT de la force à celle du cuivre.

Cuivre

Zinc. . .

Étain

Plomb

A ntimoine ....

Bismuth

Bois

... Il, 17 ....

MM. Babbage et Herscbeîl ont trouvé , en opérant d’une autre manière, pour l’énergie magnétique des mé-

taux,

Zinc 9 , 1 1

Cuivre. 1,00

Etain o,5i

Plomb 0,2 0

Antimoine 0,01

Parmi les autres métaux, l’argent paraît tenir un rang élevé dans l’échelle de l’énergie magnétique, et l’or un rang très-inférieur.

Pour déterminer l’énergie du mercure, un cercle d’une boîte de bois fut cimenté avec de la cire entre deux disques circulaires de verre, de manière à former un cylindre creux, dont le.diamètre intérieur était de 2 pouces, et la hauteur de 0,1. Ce cylindre creux fut suspendu vide h/ un assemblage de fils de soie sans torsion, audessus de l’aimant en fer à cheval, dont le mouvement de rotation ne lui imprimait aucun mouvement sensible. Rempli de mercure très-pur, il n’en fut plus de même, car le cylindre obéit aussitôt, quoique faiblement, à la rotation de l’aimant dans l’une ou l’autre direction.

MM. Babbage et Herscbeîl en ont conclu que le mercure, sous le rapport de son énergie magnétique, doit être rangé entre l’antimoine et le bismuth. Quant au bois, au verre, à la résine, au soufre et à l’acide sulfu-

CHA.PITRE Vil. /\o?>

rique, ils n’ont pu réussir à leur imprimer un mouvement sensible de rotation.

237. La seconde méthode qui a été employée pour déterminer l’énergie magnétique des corps est plus expéditive que la précédente, et permet d’agir sur de très-petites quantités. Cette méthode consiste à suspendre des parties de différents corps, de même forme et de même dimension, au-dessus d’un aimant en mouvement, et à noter le temps des oscillations successives et le point d’équilibre, MM. Babhage et Herseheli Font employée à rechercher l’effet d’une solution de continuité partielle ou totale dans la masse sur laquelle on agit : expérience qui avait été faite aussi par M. Arago.

Un disque de plomb, de 2 pouces de diamètre et de d’épaisseur, fut suspendu à une distance donnée de l’aimant eu fer à cheval, tournant avec la rapidité ordinaire, d’abord entier, et ensuite successivement coupé avec un burin dans le sens des rayons, comme l’indiquent les Figures 97, 97*2, 97 97 c.

En supposant que dans les forces accélératrices il y a une accélération uniforme, ou peut prendre pour les

représenter l’expression — , s étant le nombre de tours, et t le temps employé ; on a dans ce cas :

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