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CHAPITRE II

seconde ; ainsi le cuivre anéantissait la force d’aimantation. En substituant à l’aiguille non aimantée dans l’étui une aiguille déjà aimantée , mais de manière à renverser ses pôles, ou du moins à affaiblir son magnétisme, le cuivre s’est opposé encore à l’action de l’électricité.

Mais en diminuant peu à peu l’épaisseur de l’enveloppe, l’intensité des décharges étant toujours la même, les aiguilles enveloppées commencèrent à éprouver une action de plus en plus sensible. L’aiguille, après avoir atteint un maximum, se rapprocha de nouveau, par des diminutions successives, du degré d’aimantation de l’autre aiguille. Ainsi donc, pour des épaisseurs de plus en plus faddes, l’aiguille enveloppée atteignait la plus forte intensité magnétique des deux. Il trouva aussi qu’en augmentant l’intensité des décharges, l’épaisseur d’enveloppe, pour laquelle les deux aiguilles recevaient le même degré d’aimantation, devenait de plus en plus grande. L’accroissement de magnétisme dû à de moindres épaisseurs d’enveloppe devenait aussi de plus en plus grand. M. Savary a fait ces observations avec des lames d’étain dont on pouvait diminuer l’épaisseur à volonté; quand il a comparé deux tubes de métal d’épaisseur et de longueurs égales, mais de rayons différents, il a trouvé que le plus large exerçait l’action la plus forte, et que si deux tubes avaient le même diamètre, la même épaisseur et des longueurs inégales, le plus court était celui dont l’action avait le plus d’influence. Il a comparé l’action des cylindres formés de métaux différents; trois aiguilles de i 5 millim. de longueur, et de o, mètre 4 de diamètre, furent placées, l’une dans un cylindre de cuivre de 5 millim. de rayon; la seconde, dans un cylindre pareil, en étain; et la troisième sans enveloppe; elles reçurent dans une même hélice les quantités de magnétisme, ayant pour mesure les nombres -h a 35"; -b 45"; — i ' 5a", qui étaient les durées de 6o oscillations pour chaque aiguille. On voit par-là que l’aiguille qui n’avait pas d’enveloppe a pris une aimantation différente, autrçs.

456 de l’aimantation par les décharg. élec.

En comparant deux cylindres d’étain de trois millim. d’épaisseur, l’un de 65 millim., et l’autre de 100 de longueur, leurs actions pour une faible décharge ont été dans le rapport de 3 à i ; ce fait montre qu’il doit exister entre la longueur et l’épaisseur d’un cylindre métallique une certaine relation, afin que son influence soit la plus grande possible pour une décharge donnée.

En changeant la nature de la substance isolante qui sépare l’hélice de l’enveloppe métallique, et donnant à cette enveloppe, dans l’intérieur de Eliél ice , une position quelconque, pourvu que les axes de figure restent parallèles, on ne modifie pas pour cela l’action de l’aiguille. Si l’on multiplie concentriquement autour de l’aiguille les alternatives de couches conductrices et non conductrices, l’action des premières n’est pas sensiblement changée, par suite de leur isolement. Des enveloppes trèsépaisses de limailles fines, égaies en poids à des cylindres de ces métaux qui détruisent faction des décharges, sont sans effet pour s’opposer à cette action.

Si dans un tube de verre rempli de mercure on place parallèlement à l’axe, à diverses distances de la surface, depuis la circonférence jusqu’au centre, diverses aiguilles, et qu’on les compare à une aiguille soumise à la même décharge, dans la même hélice, on trouve d’abord un accroissement graduel d’intensité, un maximum, puis une diminution qui va jusqu’au centre. Quand la charge est faible, ou que l’enveloppe est assez épaisse , on trouve qu’il y a un certain rayon pour lequel la somme des actions du métal est nulle.

Voici les résultats que M. Savary a obtenus en plaçant des aiguilles de 2 cent, de longueur, et de o, mètre 5 de diamètre, à diverses distances de la surface métallique dans un tube de verre de io millim. de rayon intérieur rempli de mercure.

Distance à la surface extérieure du liquide, i,mil. 5; 2,mil.o; 2,m.8; 4m-°? 6tn.o; iom.o. Durée de 4o oscillations.

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