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CHAPITRE II

charge donnée, il existe une longueur de fil qui produit le maximum d’aimantation. Relativement au mode d’action des enveloppes métalliques, qui tantôt accroissent, tantôt diminuent l’aimantation , M. Savary pense qu’il « suffit qu’elles amortissent dans les deux cas les petits « mouvements propagés par le fil , et que leur action ne « soit pas seulement proportionnelle à la vitesse abso- « lue de ses mouvements. Il suffit donc d’admettre pour « des déplacements infiniment petits , ce que la décou- « verte de M. Arago met en évidence pour des oscilla- « tions d’une amplitude finie. »

§ IV. De la force magnétique que prennent des barreaux de fer doux , sous V influence des courants électriques.

166. IN ous avons vu toutes les tentatives que l’on a faites pour former des aimants artificiels doués d’une grande énergie; mais les résultats que les anciens physiciens ont obtenus 11e sont rien en comparaison des effets produits dans le fer doux par l’influence de courants électriques énergiques.

Le procédé consiste à enrouler autour de chacune des branches d’un barreau de fer doux recourbé en fer à chaval, et toujours dans le même sens, un fii de métal recouvert de soie, dans lequel on fait passer la décharge d’une pile voltaïque ( fig. 108). Un seul élément, d’un pied carré de surface, suffit pour produire un effet considérable. L’aimantation est tellement énergique, suivant la grandeur du barreau et la force de la pile, que le fer à cheval peut supporter jusqu’à 1000 kilogrammes, sous l’influence du courant; dans ce cas il faut employer une batterie voltaïque dans laquelle le zinc , y compris les deux côtés de la plaque , présente une surface de cinq pieds carrés.

Afin de montrer combien est grande l’influence des courants électriques sur le fer doux pour y développer

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