‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 322 sur 362 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

M. Moll, en soumettant le fer à cheval à faction de deux ou plusieurs éléments voltaïques, a observé que la puissance magnétique n’acquérait pas plus d’intensité qu’avec un seul. Ce fait démontre que la force de l’aimantation dépend de la vitesse du courant , qui diminue avec le nombre d’éléments dont se compose la pile.

Un fer à cheval en cuivre, soumis à la même épreuve que celui de fer doux, ne reçoit de la part du courant aucune force magnétique.

Un barreau d’acier courbé en fer à cheval, et aimanté d’avance , soumis à faction des courants électriques , n’en reçoit pas une nouvelle force magnétique.

267. Plusieurs physiciens se sont occupés de la construction des aimants électro-magnétiques , comme nous l’avons vu dans la notice historique. M. Henry est également un de ceux qui ont traité cette question. Nous allons rapporter 1 appareil dont il a fait usage (1). Il courba , en forme de fer à cheval , une barre de fer doux', de 2 pouces carrés et de 20 pouces de longueur, haute de 9 pouces y; les extrémités de la barre furent d’abord un peu arrondies avec un marteau; une pièce de fer de la même barre, pesant 7 livres, fut aplanie à la surface pour servir d’armature ; les extrémités des branches du fer à cheval furent appuyées sur la surface de f armature : autour de ce fer à cheval il enroula un fil de cuivre fie 54o pieds, en neuf tours de 60 pieds chacun; les différentes extrémités étaient séparées, afin de pouvoir varier les combinaisons des fils, joignant la seconde extrémité du premier à la première extrémité du second fil, et ainsi dans toutes les séries, de manière à avoir des spirales à long fil ou à fil court. Le fer à cheval fut suspendu à un fort châssis de bois rectangulaire une barre de fer fut fixée sous l’aimant, de manière à agir comme un levier du second ordre ;

(1) The American journal of Sc. and Arts, vol. xix, 110 2.

Page 1