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III. Des couvants électriques produits par V influence

des aimants.

272. On prend un anneau formé avec une barre ronde de fer doux de J de pouce d’épaisseur, et ayant 6 pouces de diamètre; on enroule autour d’une partie de cet anneau (fig. 4^) trois spirales, chacune de afi pieds environ, de fil de cuivre de do de pouce d’épaisseur et recouvert de soie, occupant sur l’anneau une longueur d’environ g pouces, comme l’indique la figure; ces trois spirales, qui peuvent être employées séparément ou ensemble, forment un groupe marqué A. Sur la partie B, on enroule de la même manière en spirale, dans la même direction, 60 pieds envii’on du même fil , dont les deux bouts sont mis en communication avec un multiplicateur placé à 3 pieds de distance. Les fils de À sont joints à leurs bouts de manière à former une longue spirale dont les extrémités sont mises en communication avec une pile de 10 couples de 4 pouces carrés. L’aiguille est alors déviée bien au-delà de ce qu’on avait remarqué en employant une pile d’une forme décuple sans l’intervention d’un barreau de fer. Dans cette expérience comme dans l’autre, l’effet n’est pas perinainent, car l’aiguille reprend aussitôt sa position d équilibré et se dévie dans un sens inverse en interrompant la communication avec la batterie.

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Quand la communication avec la pile est établie, l’aiguille du multiplicateur se dirige d’un côté ; elle marche dans une direction contraire quand on intervertit le sens du courant. Si Fou emploie Faction d’une pile de ioo couples, l’aiguille tourne rapidement 4 ou 5 fois sur elle-même avant d’osciller. Si Fon place aux extrémités de la spirale B deux petits morceaux de charbon bien recuits et effilés, on aperçoit une petite étincelle lorsque le contact de la pile avec A est établi; il est beaucoup plus difficile de l’apercevoir à l’instant où Fon interrompt la communication avec la pile.

On peut faire l’expérience d’une autre manière qui rend plus sensible l’effet résultant du barreau aimanté. On enroule sur un cylindre creux de carton 220 pieds de fil de cuivre divisés en huit longueurs, de manière à pouvoir agir séparément ou réunis. Quatre sont joints bout à bout et mis en rapport avec le multiplicateur, et les quatre autres , réunis de la même manière, communiquent avec une pile de 100 couples. L’effet sur l’aiguille est à peine sensible, comme on Fa vu dans la première expérience. Mais si Fon introduit dans le tube de carton un cylindre de fer doux de l’épaisseur de J de pouce, et long de 12 pouces, on obtient une déviation très-forte. En substituant au cylindre de fer un cylindre d’un autre métal , on n’a que Feffet dû aux spirales.

2y3. On obtient des effets semblables avec les aimants ordinaires; il suffit d’attacher au multiplicateur toutes les spirales élémentaires de la spirale creuse précédente, et d’introduire dans son axe le cylindre de fer doux , puis de placer deux barreaux aimantés , longs de 24 pouces chacun, de manière que, d’un côté, leurs pôles opposés étant mis en contact entre eux, les deux autres puissent être mis en contact également avec les deux bouts du cylindre de fer, pour le transformer momentanément en un aimant.

A l’instant ou le contact est établi , l’aiguille est déviée, puis reprend sa position d’équilibre ordinaire et se dévie dans un autre sens quand on retire les bar-

l’aimanta-

reaux. Les effets sont différents, suivant que tion a lieu dans un sens ou dans un autre.

A l’instant ou le contact magnétique a lieu , la déviation de l’aiguille indique un courant induit d’électricité par influence dont la direction est contraire au courant qu on aurait employé pour développer dans le fer doux un magnétisme de la même polarité que le magnétisme réellement produit par le contact avec les barreaux aimantés.

Pour prouver que le courant passager est dû à l’aimantation par influence, on lie ensemble, avec un fil de cuivre, tous les bouts analogues de la spirale creuse, et l’on met en communication les deux extrémités avec un multiplicateur. O11 ote le cylindre de fer doux , et 011 le remplace par un aimant cylindrique de f de pouce en diamètre, et de 8 pouces et demi en longueur. Le bout de eet aimant est placé dans l’axe de la spirale. En introduisant tout à coup l’aimant , il en résulte immédiatement une déviation dans l’aiguille, dont la direction est la même que si l’aimant eût été formé par influence; en le retirant, les effets sont inverses. Si l’on fait traverser l’aimant dans la spirale, il se produit les phénomènes suivants ;

Quand on porte rapidement le milieu d’un aimant dans la spirale creuse, la déviation de l’aiguille aimantée est trois ou quatre fois plus considérable que celle que l’on obtient en y plaçant le pôle du même aimant ; en sortant l’aimant du cylindre, la déviation a naturellement lieu en sens contraire; mais elle est la même par quelque coté du cylindre creux qu’on retire l’aimant.

274. M. Faraday a fait quelques expériences avec le grand aimant de la Société royale, dont nous avons déjà donné la description. Les fig. 1 09 et 1 1 o représentent cet aimant, qui est disposé dans une boîte de manière à présenter deux pôles extérieurs à une de ses extrémité. La fo rce de cet aimant est telle, qu’un cylindre de fer doux de | de pouce en diamètre, et de 12 pouces de longueur, exige une force de 100 livres pour en détruire le con-

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