C0NS1DÉR. SUR LA NAT. DES COUR. INDUITS
il y a alors développement de courant. Si le mouvement du métal a lieu dans une même direction, mais avec des vitesses angulaires différentes pour les différentes parties relativement aux pôles de l’aimant, il y a alors formation de courant : c’est ce que montre l’expérience de M. Ara go.
Si c’est l’aimant qui est mis en mouvement, il y a encore des courants, mais qui, au lieu de se trouver dans la direction de son mouvement, sont dirigés transversalement à cette direction.
Si différentes parties sont mises en mouvement avec des vitesses égales, mais dans des directions opposées, à travers les courbes magnétiques , on obtient alors le maximum de l’effet.
§ VI II. Considérations sur la nature des courants
induits .
290.Il existe une analogie frappante entre les courants produits par l’influence d’un aimant dans les hélices et les courants hydro-électriques, et une différence marquée entre ces courants et ceux qui sont d’origine calorifique. Les deux premiers ne sont pas interrompus , quoiqu’ils diminuent de force, quand une portion de liquide se trouve placée dans le circuit, tandis que les courants thermo-électriques sont arrêtés. Un multiplicateur à mille tours d’un fil très-fin est sensible aux deux premiers courants, et ne l’est pas au dernier; tandis qu’un multiplicateur à. fil court et à gros diamètre est fortement affecté par le courant thermo-électrique, et l’est peu par les deux autres courants.
On attribue généralement cette différence à ce que la tension est plus grande dans les piles ou couples hydro* électriques que dans les piles ou couples thermo-électriques. Il faut donc qu’il y ait aussi une assez forte tension dans l’électricité d’ou émanent les courants produits par l’influence d’un aimant.
M. Peltier a imaginé une expérience intéressante, qui