CHAPITRE VIII
NOMBRE d’hélices réunies en piles.
MULTIPLICATEUR de I(J tours.
multiplicateur
de 200 tours.
Conducteur de
Conducteur de
Im. II.
Conducteur
de
0 mi 11. 8.
Siph. d’eau commune, interposé entre les bouts en cuivre.
Siph. d’eau acidulée , bouts
en platine.
Emploi d’un petit barreau rond de 3 mill. de dia.
hélices
l’aiguille pi-
rouette.
Ce mode de multiplication n’a produit aucun effet sur le multiplicateur à i seul tour, ainsi que sur celui à jo tours, quand le fil a un petit diamètre; mais il y en a un très-marqué lorsque ce fil a un diamètre d’une certaine grosseur. On ne peut guère attribuer cet effet qu'à la résistance vaincue du premier conducteur. Ce mode de multiplication a triplé feffet du multiplicateur de ^ooo tours; il a sextuplé la déviation, lorsqu’on a interposé un siphon d’eau entre les deux bouts en cuivre, etc.
M. Peltier a observé que l’effet augmentait d’autant plus que l’obstacle était plus grand. Or, rendons-nous compte de ce qui se passe dans cette expérience. L’électricité produite par induction dans l’hélice A A' passe dans bliélice B B', qui est soumise également à l’induction , pendant qu’elle est traversée par le courant de AA ; ainsi de suite pour les autres hélices. On ne peut dire que c’est une action nouvelle qui s’ajoute à une autre, puisque le multiplicateur à un seul tour n’accuse pas plus d’effet dans un cas que dans l’autre; c’est donc un accroissement de force qui se produit, puisque II. 32
4gB CONSIDÉR. SUR LA. NAT. DES COUR. INDUITS.
la résistance des longs conducteurs ou des corps mauvais conducteurs est plus facilement, vaincue.
Quoique le courant produit avec une seule hélice, ou dans les cinq hélices réunies bouts à bouts, agisse de la même manière sur un multiplicateur à un tour, les résultats consignés dans le dernier tableau montrent que le courant dans le second cas n’est pas le même que dans le premier, puisqu’il devient apte à franchir de plus grandes distances que l’autre. Il paraît donc, d’après cela , que le courant développé dans la première hélice, en passant dans la seconde , éprouve une modification de la part de celui qui y est produit; ce courant ainsi modifié, en traversant la troisième, reçoit encore une nouvelle modification, etc.
M. Peltier a prouvé que l’on était conduit aux mêmes conséquences en remplaçant l’aimant par une double hélice, dans laquelle on fait passer un courant voltaïque, soit dans les deux hélices, en réunissant les deux bouts A et B, soit en opérant la jonction de A avec B'.
291. Dans les phénomènes thermo - électriques , on retrouve des effets semblables à ceux qui ont été observés par M. Peltier, et qui ont l’avantage d’être mesurés de manière à pouvoir déterminer leurs rapports réciproques.
Prenons un fil composé de fils alternatifs cuivre, fer, cuivre, fer, etc., soudés bout à bout, et dont les deux bouts extrêmes cuivre et fer sont en communication avec un multiplicateur.
Maintenant si l’on élève la température d’une des soudures , tandis que celles des autres sont maintenues à zéro, l’aiguille aimantée est déviée d’un certain nombre de degrés, et l’on peut, au moyen des tables que nous avons données , connaître la force électro-dynamique qui correspond à cette déviation.
Au lieu de se borner à élever la température d’une soudure à io°, par exemple, chauffons au même degré, non pas la soudure qui vient ensuite, mais celle qui suit celle-ci, pour avoir un courant dirigé dans le même