‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 38 sur 362 · CHAPITRE III. O · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. O

des fils ou barres situés au dehors de la source de chaleur. Pour le prouver, il suffît de former un circuit de plusieurs fils alternatifs de fer et de cuivre n’ayant pas les mêmes dimensions en longueur et en grosseur, et d’élever successivement la température de chaque soudure au même degré, toutes les autres étant à zéro, et de voir quelles sont les intensités des autres courants. L’expérience montre que ces dernières sont égales.

On peut objecter à cette permanence dans l’égalité de l’intensité des courants, que la conductibilité du circuit étant diminuée par la présence de fils très-fins de platine et de fer, il ne passe plus alors dans le circuit qu’un courant d’une certaine intensité , et qu’au-delà aucun courant ne saurait être rendu sensible. S’il en était ainsi, on devrait trouver une certaine température inférieure à celle de 5o°, passé laquelle le courant n’augmente plus; et comme cette circonstance ne se présente

pas, puisque l’intensité augmente comme la température, il faut donc admettre que, pour la meme conductibilité électrique et la même température inférieure à 5o° , l’intensité du courant est indépendante de la longueur ou du diamètre des fils.

Rien n’est plus simple que de prouver l’exactitude des résultats consignés dans les différents tableaux ci-dessus. En effet, dans les circuits fermés, à part un petit nombre d’exceptions, il y a absence de courant quand la température est la même à toutes les soudures, c’està-dire, que la somme des courants qui vont dans un sens est égale à la somme des courants qui vont dans l’autre sens. Dans le circuit n° 3, si nous effectuons ces deux sommes, on trouve pour l’une :

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