SECOND ORDRE
1 CONDUCTEURS
CONDUCTEURS
CONDUCTEURS
1 parfaits.
imparfaits.
imparfaits.
1 Charbon
Solution des hydrosulfures
solutions d’acides nitri-
! Cuivre
alcalins, capables d’agir
que, chimique, hydro-
| Argent
sur les trois premiers me-
chlorique , capables de
Plomb
taux , mais non sur les
réagir sur les métaux.
Etain
derniers.
Fer
Zinc
7 9. Voba a cherché à prouver que lorsqu’on emploie deux métaux et un corps humide , celui-ci n’agit seulement que pour transmettre les effets de contact. Conformé-
l36 EFF. ÉLEC. DANS LE CONT. DES CORPS COND.
ment au même principe , dans la combinaison de deux liquides et d’un métal, l’un d’eux doit agir comme électro-moteur ; tandis que l’autre ne sert qu’à faciliter le transport de l’électricité dégagée au contact. Suivant la manière de voir de ce grand homme, les deux électricités dégagées restent en équilibre à la surface même de contact, sans pouvoir la franchir, malgré leur attraction réciproque pour former du fluide neutre; mais dès l’instant que l’une des deux électricités exerce son action sur les corps conducteurs en communication avec la terre , elle s’écoule aussitôt et l’autre devient libre.
Cette théorie fut assez généralement adoptée à l’instant où elle parut; mais quelques physiciens, à la tête desquels on doit mettre Fabroni, Parrot et Wollaston, attribuèrent une origine chimique à l’électricité qui se dégage au contact de deux métaux mouillés par un liquide, ou de diverses substances conductrices de l’électricité attaquées chimiquement par des agents extérieurs.
Dans le précis historique on a vu la discussion qui eut lieu à cet égard ; ainsi je n’y reviendrai pas , afin d’exposer de suite les faits qui servent de base à la nouvelle théorie du contact, j’examinerai d’abord la production de l’électricité de tension dans le contact de deux corps solides, puis dans le contact d’un conducteur solide et d’un liquide.
80. Les actions chimiques donnant toujours lieu à un dégagement d’électricité, il est nécessaire de se mettre en garde autant que possible contre des effets de ce genre, dans les phénomènes qui nous occupent. On y parvient en partie en se servant, pour recueillir l’électricité, de plateaux conducteurs formés avec un métal non oxidable, semblables à ceux dont on a vu la description page 1 1 , puisque l’on évite la réaction chimique du doigt mouillé sur le métal. D’un autre côté, l’air humide exerçant une action plus ou moins forte sur les métaux, suivant qu’ils sont plus ou moins oxidables, nous devons également nous en garantir: on y parvient au moyen de deux procédés. Le premier