CHAPITRE V. ig»j
assez considérable pour qu'il fût accompagné d'une traînée lumineuse.
Au globe de soufre on a substitué un manchon de verre, et à ce dernier une glace circulaire, traversée par un axe horizontal, que l'on fait tourner au moyen d'une manivelle. lia maiii à été remplacée par deux coussins de peau , entre lesquels tourne la glace , et l'électricité dégagée sur le verre a été recueillie par des conducteurs métalliques convenablement isolés.
Les coussins doivent s'appliquer le plus exactement possible sur le plateau et le presser légèrement; on remplit ces deux conditions en les rembourrant avec sdti Crin et les appliquant sur des ressorts, qui font effort pour les maintenir avec pression sur la glace. Cette disposition ne suffit pas pour avoir un dégagement d'électricité considérable, il est nécessaire encore d'enduire la surface des frottoirs d'une composition métallique qui provoque la puissance électrique.
Pendant le frottement, le verre prend l'électricité positive et les coussins l'électricité négative : celle-ci , si elle n'était pas enlevée à chaque instant, se répandrait sur le verre , où e\\ç neutraliserait en partie l'électricité qu'il possède : on évite cet inconvénient en mettant les coussins en communication avec la terre.
Une condition essentielle à remplir dans la construction des machines électriques, est que les portions du verre, qui ont éprouvé l'effet du frottement, arrivent devant les conducteurs sans avoir perdu , par leur contact avec l'air, une quantité sensible de leur électricité. On y parvient en attachant aux coussins des morceaux dé taffetas gommé qui , enveloppant une partie du plateaij, empêchent qu'il ne perde son électricité jusqu'à son arrivée au premier conducteur: On est dans l'usage d'adapter à là machine autant de conducteurs qu'il y a de frottoirs, pour éviter que le verre n'entre sous un frottoir avant d'être déchargé.
On doit apporter le plus grand soin à l'isolement des conducteurs. On leur donne ordinairement pour sùp-
}§ft DES MACHINES ELÉCTRÏQtfeS ORDINAIRES.
ports ifés tubes pléîrià en vfcrré , lôrigs et tfiirices, et Ûbfiî la surface est recouverte de plusieurs couches de vér- H\s S fa gôriiriiè appliquées à chaud, lesquelles isolent riiîeux 6ué le verre et sç. chargent moins d'humidité.
1 24. Tels Sont lè$ principes généraux qui servent dé baèé î ta construction dés machines électriques. Nous allons iftaïhtehànt faire Connaître celles dont l'ehiploi eàt lé £lds ordinaire, soit dans les cours de physique, soit dans les recherches expérimentales. Là première machine est Représentée (figuré 4& )• Lô plateau de verre, dont le diamètre varié depuis i jusquà 5 pieds $ tourne entré quatre coussins fixés à deux montants verticaux. Ott applique sur la surface postérieure dé ces coussins dés plaques thétalliques destinées à recueillir l'électricité nér Native, et à la transmettre au sol par l'intermédiaire d'Uné chaîne métallique. Les conducteurs cylindriques en laiton , soutenus par des pieds en verre et recouverte de vernis à la gomme laque, sont armés de pointes 11 léubf extrémités les plus rapprochées de la glacé, pour soutirer son électricité. Quand on veut disposer d'une grande quantité d'électricité, ces conducteurs ne suffisent pas, il faut lés mettre en communication avec un système de conducteurs longs et cylindriques, suspendus parallèlement les uns à côté dés autres. Cette disposition est très-favorable, quand on veut obtenir de jrortes charges avec dp faibles tensions, attendu que toute l'électricité se déchargeant d'un seul coup, plus les surfaces sont étendues, plus la quantité d'électricité mise en jeu est considérable. Ces conducteurs secondaires sont suspendus au plafond avec des cordons de soie.
Volta employait un système de douze cylindres, de 6 Agnes de diamètre et de 8 pieds de longueur^ entre lesquels il établissait une communication. Ce système produisait de grandes étincelles.
La seconde machine ( fîg. ùq ) est destinée à donner alternativement les deux électricités, et? sous ce rapport, elle doit être préférée a j'aùfre, qui ne donne cPérdiriàîrè que l'électricité positivé ; elle eh diffère en
ce que lès deux paires de coussins élastiques fetnbourrés en crin sont placés aux extrémités d'un diamètre horizontal, et que deux conducteurs mobiles À À' et BB' sont disposés de manière à recevoir l'électricité que Yôà. veut bbtenir. La construction de cette machine est dlie à Vân-Marum de Harlem.
Si Ton désire recueillir l'électricité positive, oh tourtie le conducteur A A/ de manière que les cylindres qtti le terminent viennent se placer près de l'extrémité des garnitures en taffetas, tandis que l'autre conducteur mobile est dans une position horizontale et touche par ses extrémités aux coussins. Dès l'instant que la machiné est mise en mouvement, le plateau porté son électricité positive au conducteur vertical; l'électricité négative est transmise au conducteur horizontal, d'où elle s échappe dans le globe au moyen d'une petite chaîne ÇC\
Veut- on de 1 électricité négative, on renverse les conducteurs, c'est-à-dire, que celui qui était horizontal devient vertical, et réciproquement. Il résulte de cet arrangement, que le conducteur BB' se décharge continuellement par l'intermédiaire de la chaîne de l'électricité positive que lui communique le plateau, tandis que l'autre conducteur prend aux coussins l'électricité négative qui leur est propre , et la transmet aii conducteur M.
Là machine de Nairne (fig. 49- h.) est également destinée à donner les deux électricités. Comme elle existe dans tous les cabinets, nous croyons devoir en donner ici une description succincte. Elle est formée d'un cylindrç creux de glace , de 8 ou 1 6 pouc. de diamètre , et de î a ou 24 pouc. de longueur, tournant entre deux piliers de verre verticaux assujettis à une forte table. Deux cylindres en laiton, de même longueur que celui de verre, supportés par des tubes isolants, sont placés à peu de distance de lui. L'un des cylindres porte un coussin cjui s'y adapte aif moyen d'un ressort métallique, destine à le presser sur la surface du cylindre de verre. Un taffetas gommé est