‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 11 sur 314 · MULTIPLICATEUR THERMO-ÉLECTRIQUE , OU A FIL COURT · texte numérisé non relu

MULTIPLICATEUR THERMO-ÉLECTRIQUE , OU A FIL COURT

Dimensions du châssis.

Fig. i3. Plan, largeur a6 = 5o millim.; longueur

bc = 5o millim. ; ouverture 00 =^ 8 millim. Fig. 14. Coupe suivant mn\ 55 =. 16 millim. Fig. i5. Élévation, // = 4 millim.

Fil de cuivre recouvert de soie , a/3 de millimètre de diamètre; il forme trente tours autour du galvanomètre. *

Aiguilles aimantées. Elles ont 4^ millimètres de long, et sont placées comme dans le multiplicateur électro-chimique.

12. Au lieu de deux aiguilles, on peut en mettre quatre, que l'on place de même parallèlement les unes aux autres; les deux aiguilles du milieu ont leurs pôles de même nom dirigés dans le même sens, et les deux aiguilles extrêmes, quoique ayant aussi leurs pôles de même nom dans le même sens, sont, dirigées dans un sens différent par rapport aux aiguilles du milieu.

Le châssis doit être percé en o'o', fig* i4, pour laisser passer la quatrième aiguille. Les deux aiguilles du milieu sont placées dans l'intérieur, et les deux aiguilles extrêmes , l'une en dedans , l'autre en dehors. Je me suis servi avec avantage de cet appareil , dont la con-

tHAftfta 11. 19

struction demandé plus de soin que celui à deux aiguilles.

Oh doit toujours avoir en outre à sa disposition deux galvanomètres, chacun à deux fils, égaux et enroulés de la même manière, l'un pour les effets électro-chimiques, l'autre pour les effets thermo-électriques. Us servent aussi à comparer deux courants de même nature, mais de source" différente.

Les multiplicateurs dont nous avons donné la description servent à reconnaître les courants très-faibles produits par l'électricité qui émane de sources fonctionnant sans interruption ; mais ils ne peuvent êlre d'aucune utilité quand on veut constater l'existence d'un courant produit par la décharge d'une bouteille de Leyde.il faut isoler davantage les circonvolutions du fil. M. Colladon (i)aobtenu ce résultat en préparant un galvanomètre de 5oo tours, dont le fil était doublement recouvert de soie, et chaque série de tours séparée par un taffetas gommé. Cette double précaution est indispensable pour isoler davantage les unes des autres les diverses parties du fil ; car sans cela l'électricité passe d'une circonvolution à une autre.

M. Persoti a imaginé un autre multiplicateur, fondé sUr le principe qu'une aiguille d'acier, placée suivant l'axe d'une spirale électro-magnétique, devient magnétique lorsqu'on fait passer dans le fil la décharge d'utie bouteille de Leyde faiblement chargée. Il prend à cet effet une aiguille d'acier très-mince, peu trempée et fie possédant qu'une polarité magnétique excessivement faible, pour qu'elle puisse la perdre et en prendre une autre sans difficulté; il la suspend à un fil simple de soie, dans l'intérieur du châssis du multiplicateur, placé de manière que les circonvolutions du fil se trouvent perpendiculaires à la direction de l'aiguille, au lieu d'être parallèles comme dans les multiplicateurs ordinaires. Quand on fait passer la décharge électrique dans le fil ,

(1) kûnkl de Ch. et de Phys., t. txxm, p. 62.

aO MESURE DBS COURANTS ÉLECTRIQUES.

l'aiguille, suivant le sens de la décharge, prend une plus forte polarité, ou bien perd la sienne pour en reprendre une autre en sens inverse. Dans le premier cas, elle reste immobile; dans le secoud, elle pirouette et décrit une demi-circonférence de cercle, afin de prendre une position d'équilibre compatible avec le changement de ses pôles. Il faut donc opérer de manière à faire passer la décharge dans un sens tel que la polarité de la petite aiguille soit changée. . Cet appareil, convenablement disposé, peut être employé avec avantage toutes les fois que l'on veut reconnaître lès courants produits par de faibles décharges électriques.

§ III. De la mesure des courants électriques.

1 3. Les multiplicateurs précédents n'accusent que des différences entre les intensités des courants qui produisent telle, ou telle déviation de l'aiguille aimantée, puisque la loi qui exprime les rapports entre ces intensités et les déviations correspondantes , et qui est très-compliquée, varie d'un appareil à l'autre; on a donc été forcé d'avoir recours à des méthodes particulières pour les graduer. La méthode la plus simple consiste à employer un multiplicateur à plusieurs fils. On conçoit que si l'on enroule, en même temps, autour d'un châssis, deux fils de même métal, de même longueur et de même diamètre, et également recouverts de soie, l'aiguille aimantée ne sera pas dérangée de sa position d'équilibre, quand on fera passer dans chaque- fil, un courant d'égale intensité, émanant d'une source semblable, mais dirigé en sens contraire l'un de l'autre. Maintenant, si l'on fait passer dans chaque fil un courant d'égale intensité, dirigé cette fois dans le même sens, la déviation de l'aiguille aimantée correspondra à une force double de celle qu'on aurait eue si l'on n'eût employé qu'un seul courant. En faisant varier l'intensité du courant qui passe dans chaque fil , on aura une série d'observa-

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