CHAPITRE vi. a
lisière. On forme ainsi des couples dont les deux éléments ont chacun 5o ou 60 pieds de surface ; ces couples sont ajustés dans de fortes barres en fer F' F', au moyen des tiges de fer vf et des verrous rr9 etc.... Dans cette disposition, les couples restent fixes; c'est le plancher P et les seaux en bois s, s, contenant l'eau acidulée, qui montent et qui descendent au moyen des cordes cdr^ c' cl /, du treuil TT', de la roue dentée R, et de la manivelle M. Les communications sont établies, entre les divers couples, par de larges lames en cuivre/,/, gui peuvent facilement se dessouder lorsqu'il est nécessaire de démonter l'appareil pour le transporter. La première de ces lames est soudée au zinc du premier couple , et au cuivre du deuxième ; la deuxième est soudée au zinc du deuxième couple et au cuivre du troisième, etc. »
Tels sont les appareils voltaïques qui sont maintenant en usage.
i45. La question du dégagement et de la distribution de l'électricité dans la pile est une des plus compliquées de la physique, en raison de toutes les causes qui concourent à l'effet général , et dont plusieurs sont fiigitives. On ne peut donc la traiter que partiellement et à mesure que les faits se présentent pour éclairer la théorie. Nous commencerons d'abord par exposer celle du contact telle qu'elle a été donnée par Volta, qui a posé en principe que les corps humides ne font seulement que de transmettre les électricités dégagées au contact de deux métaux différents par l'effet de l'action électro-motrice.
Reprenons la construction de la pile. Une plaque de cuivre est d'abord mise en communication avec le sol , et l'on pose dessus une plaque de zinc; le fluide négatif s'écoule dans le sol, tandis que le fluide positif se porte sur le zinc, et s'y accumule jusqu'à ce qu'il ait acquis une tension que nous représentons par 1, l'état du cuivre étant zéro. La différence entre les états électriques des deux disques est donc 1, et nous lui supposerons