CHAPITRE IV
tisme naturel^ que si ces points formaient une ligne de peu d'étendue ; de plus, l'action de À A, quoique plus faible que l'autre en raison de la distance, se fera sentir également sur ab pour contrarier celle de BB. On évite ces deux inconvénients en disposant des armatures , comme l'indique la fig. 84, et plaçant le petit barreau dans le prolongement d'un des pieds; d'une part, l'action du pôle est concentrée dans le pied de l'armure, et de l'autre , l'action du pôle boréal agit plus obliquement que dans les cas où les forces extrêmes de l'aimant sont parallèles. On parvient, par ce moyen , à donner à la petite aiguille un degré de magnétisme plus fort qu'en employant un aimant non armé. Les faits précédents indiquent que si l'on veut conserver à un aimant naturel ou artificiel toute sa force, il faut mettre en communication les deux pôles avec un parallélipipède de fer doux. Cette armature est surtout nécessaire quand il s'agit de conserver, dans nos climats, le magnétisme à un barreau vertical dont le pôle boréal est en bas; sans cela l'action du magnétisme terrestre diminuerait proportionnellement sa polarité. Pour faciliter l'application de l'armure, on donne au barreau la forme d'un fer à cheval (fig. 85 bis).
Dans un aimant artificiel, rien n'est plus facile que de placer l'armature, puisque l'on sait où sont ses pôles; mais il n'en est pas de même dans un animant naturel, où sa position est inconnue. Il faut commencer d'abord par la déterminer ; on scie ensuite les deux côtés où ils se trouvent, perpendiculairement à l'axe polaire, de manière à conserver la plus grande longueur possible* On polit les faces , puis on leur applique les armures. La figure 86 représente un aimant naturel avec son armure, dans laquelle on distingue la jambe AB, les pieds D C, les ailes LL, deux bandes de cuivre EF, qui sont destinées à serrer fortement Jes armatures, au moyen d'une vis de cuivre qui en traverse les extrémités. La pièce A'B'C'D', qui est en fer doux et flexible, se nomme le portant, et sert à suspendre les corps que l'aimant peut soutenir. On est dans l'usage de lui