‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 18 sur 314 · FORCE DU COURANT · texte numérisé non relu

FORCE DU COURANT

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16. M. Melloni ( i) a formé une table des intensités, en se servant du thermo-multiplicateur. Il commence par maintenir l'aiguille du galvanomètre à un degré quelconque de déviation; condition facile à remplir en plaçant une lampe allumée à une distance convenable de Tune des deux faces de la pile thermo-électrique. Sup-

(i) Annal, de Ch. et de Phys. , t. lui, p. 5.

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posons l'axe du thermo-multiplicateur perpendiculaire au méridien magnétique, et qu'à réchauffement de sa face droite ou gauche corresponde une déviation dans le même sens sur le galvanomètre. Produisons maintenant, en approchant convenablement la lampe, une déviation assez forte, de 44° Par exemple, et ramenons l'aiguille à zéro par l'interposition d'un écran métallique. Faisonsla dévier maintenant de 4^° de l'autre côté, au moyen d'une seconde lampe placée devant la seconde face. Pour ramener l'aiguille à zéro , on emploiera , comme précédemment, un écran métallique.

Si l'on ôte les deux écrans, on n'aura plus qu'une différence d'effets , attendu que les deux courants thermoélectriques cheminent en sens contraire. Si les intensités étaient toujours proportionnelles aux arcs, l'aiguille aimantée s'arrêterait à 2° à droite ; mais il n'en est pas ainsi. Les deux degrés de différence qui existaient entre les déviations partielles 44 et 4a provenaient d'une force plus grande que celle qui est nécessaire pour lui faire parcourir les deux premiers degrés. 11 en résulte que l'arc parcouru, comparé à la différence des deux déviations, servira à mesurer la force correspondante. Supposons qiie l'aiguille s'arrête à 8°; alors on en conclura que l'effort nécessaire pour faire passer l'aiguille de l\% à 44° est quatre fois plus grand que celui qu'il est nécessaire d'employer pour le faire passer de zéro à a°. Si l'aiguille se fût arrêtée à io°, l'effet aurait été cinq fois plus grand, et ainsi de suite.

M. Melloni est obligé de s'appuyer pour cela sur le principe que la proportionnalité des degrés aux forces dans l'arc qui sert de mesure comparative, existe jusqu'à uue certaine déviation. Cette supposition est justifiée par l'expérience; car il a trouvé que, dans les galvanomètres dont la construction est soignée et le système asiatique aussi parfait que possible, les arcs sont proportionnels ajjx intensités du courant depuis zéro jusqu'à ao6. On conçoit, d'aprè» cela, comment on peut établir une échelle des intensités. Mais comme cette échelle doit

3a Mesure des courants électriques.

dépendre de la sensibilité du système astatique et de la distribution du fil métallique sur les châssis, elle variera donc dans chaque instrument. Nous donnons ici la table que M. Melloni a formée pour son galvanomètre, dans lequel les intensités sont proportionnelles aux angles depuis zéro jusqu'à ao°.

Tablbad N° 5.

DEGRÉS

FORCES

DEGRÉS

FORCES-

DEGRÉS

FORCES

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Si Ton compare les intensités des courants consignées dans les tableaux n08 3, 4 et 5, on ne trouvera aucun accord entre elles. Ces différences tiennent au mode de construction de chaque multiplicateur.

M. INervander a cherché aussi à graduer le multiplicateur. Il n'a pas trouvé d'autre moyen, pour résoudre la question d'une manière simple, que de substituer à la forme parallélipipédique du châssis ordinaire la forme cylindrique, et d'enrouler le fil comme l'indique la fig. ai. Ha remarqué qu'avec une moindre longueur de fil, on obtient des déviations plus grandes qu'avec le multiplicateur de Schweiger, toutes choses égales d'ailleurs.

Au moyen de ce changement, les intensités du courant sont soumises à une loi simple, dans une certaine amplitude de déviations, qui dépend de la construction de chaque multiplicateur. Dans l'étendue de cette amplitude, le courant est exactement proportionnel à là tangente de l'angle de déviation.

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