APRÈS
La 2e série
INTENSITÉ finale de l'aiguille.
M. Quetelet a trouvé que les valeurs moyennes des dernières séries d'observations pouvaient être représentées par la formule
(L/* — o,8ax\ i o,36 )>
pour les séries d'ordre impair, et par
pour les séries d'ordre pair, i étant l'intensité cherchée et x le nombre de frictions.
On peut consulter son Mémoire (1), pour voir les diverses applications qu'il a faites de cette formule, relativement aux. relations qui existent entre la force des barreaux qu'on aimante et celle des barreaux qui servent à l'aimantation.
Nous avons vu (18a) que Coulojnb a reconnu, par diverses expériences , que si l'on aimante à saturation deux aiguilles de même nature, dont les dimensions sont homologues, les moments des forces directrices sont entre eux comme les cubes des dimensions homologues.
(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. lui, p. ao5.
334 DÈS AIGUÎLU» AIMANTÉES.
M. Quetelet s'est occupé de nouveau de cette question. Il n'est pas d'abord arrivé au même résultat, puisqu'il a trouvé que les barreaux aimantés , qu'il a soumis à l'expérience, avaient reçu des forces dont les moments étaient comme les carrés de leurs dimensions homologues ; mais il pense'que cette discordance peut tenir à la différence de l'acier employé. Il suffit, ajoute-t-il, de supposer que les barreaux glissants communiquent aux barreaux frictionnés, de même dimension et de même nature des forces dont les moments sont égaux , pour accorder les résultats de Coulomb et les siens. Nous ne pouvons suivre ici cette discussion , nous renvoyons en conséquence au Mémoire de M. Quetelet (1).
§ V. Des aiguilles aimantées , de leurs formes, de leurs dimensions et de leur trempe.
200. La question relative à la meilleure forme à donner aux aiguilles aimantées et au degré de trempe nécessaire pour leur procurer le plus fort magnétisme possible, est de la plus haute importance pour les observations du magnétisme terrestre ; aussi la traiterons-nous avec des développements suffisants. v
L'expérience (2) a prouvé à Coulomb qu'à même longueur, même poids et même épaisseur, une lamç taiilée en flèche (fig. 91) avait un momentum magnétique plus grand qu'un parallélogramme rectangle; voici les expériences qu'il a faites à ce sujet :
Dans une lame d'acier, il coupa trois aiguilles de six poucesde longueur chacune; la première avait laformed'qn parallélogramme rectangle de 9 lignes -J- de large et pesait 38a grains; la seconde, de même forme, avait 4 lignes -f de large et pesait 191 grains; la troisième, taillée en flèche, avait à son milieu 9 lignes -J- de large ef pesait comme la deuxième 191 grains.
(1) Annal, de Ch. et de Phys. , t. lui, p. 376.
(2) Mémoires de l'Apad. des se, 1789, p. 49^.
Ces trois aiguilles, ayant été trempées au rouge blanc, furent aimantées à saturation , puis suspendues dans la balance magnétique.
La première a été retenue à 3p degrés du méridien magnétique par une force de torsion
égale à 85 degrés.
La seconde exigeait une force égale à 49 La troisième. 53
Les aiguilles recuites à consistance d'un ressort violet ont donné pour
La première ' 1 1 8 degrés.
La seconde , 65
La troisième 68
Les aiguilles recuites couleur d'eau :
La première 1 26 degrés.
La seconde 68
La troisième 3
Les aiguilles recuites à un degré de chaleur rouge obscur :
La première . i34 degrés.
La seconde 70
La troisième 79
Les aiguilles rougies à blanc et refroidies lentement ont donné à peu près le même résultat que lorsqu'elles étaient trempées rouge blanc.
Ces résultats montrent que dans les lames, l'état de trempe très-roide est celui qui leur donne le moins de magnétisme; que depuis l'état de la plus forte trempe, le magnétisme des lames va toujours en augmentant dans toys les ejegrés de recuit, jusqu'à ce que ce recuit Spit 4'un rouge très-sombre. Le magnétisme diminue ensuite à mesure que la lame est recuite à un plus grand çiegré de chaleur. Ces résultats montrent encore que dans les lames de même épaisseur et de même poids,