‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 21 sur 314 · C^ 4 PITRE III · texte numérisé non relu

C^ 4 PITRE III

We tige hb% fi$ée elle-même, par sq partie supérieure, à une cloche en vprrç dbe, et portant à l'extrémité opposée ujje masse de métal P. La bouteille ayant été éfectrisée intérjeuremefit, on la place clans un autre vase rempli de glace, de manière que la tige RS soit en dehors : puis, après avoir retiré le bouchon, on fait chauffer fortement la masse P, que Ton replace dans la bouteille. La cloche abc, qui s'applique aussi bien que possible sur la bouteille, empêche que celle-ci ne se décharge. La masse P échauffe peu à peu l'intérieur de la bouteille sans changer sensiblement la température des parois extérieures, qui sont environnées cJe glace. Si QU présente en même temps k un éleptroçcope le boijton S, on n'y aperçoit aucun signe d'électricité Jfàre, plus grand que celui qu'il manifestait avant; par conséquent , la chaleur ri a pas exalté l'action du fluide électrique de Fintérjeur de la bouteille ; car si eHe l'eût fait, l'électricité de la surface extérieure aurait été décomposée, et )a tige RS aurait communiqué à lelectroseope l'électricité repoussée,

-Mais si l'action de la chaleur est nulle sur %le fluide libre, ppur exalter se& propriétés attractives ou répulr sives, il p'en est pas de inême de cejle qu'elle e*ercp sur le fluide neutre, cpmme nqus allons le voir.

Si l'on introduit un fil de platine dans un tube de verre, fermé à la lampe par une de ses extrémités, que l'on fesse communiquer le frout libre du fil avec le plateau inférieur du condensateur de Félectroscope de Boflhepberg, en les séparant avec urçp bande de papier humide, et touchant avec le doigt le plateau inférieur, et qu'au u*oyeu d'une lampe à alcool on porte au rouge la partie du tube qui est fermée, on n'obtient aucuns charge électrique quand on enlève le plateau supérieur. Mais si l'ou enroule (fig. 22), à l'extrémité du bout du tube qui 3 été fermé , un fil de plafine dont l'extrémité libre çQmtnunique avec le sqI, et que l'.Qfl phauffe fortement £e bout, au point de le fair/e rougir, |e fil intérieur fcrêijsHtft m ewdeasatsur une charge très-gensiWe

36 INFL» DE LA CHAX. SUR LE DÉGAG. DE l'ÉLKC.

d'électricité positive. Analysons maintenant ce phénomène. Nous avons deux fils de platine ab, a b\ dont les bouts û et é, d'une part, a' et b' de l'autre, n'ont pas la même température. Ces fils communiquent ensemble, par l'intermédiaire d'un tube de verre qui, en raison de sa température élevée, est conducteur de 1 electricité; or, comme la matière même du verre n'influe aucunement sur les effets produits, on ne peut les attribuer qu'à une différence de température , qui est à l'avantage du fil extérieur; le bout dont la température est la plus élevée prend l'électricité positive, et Fautre l'électricité négative. Ce résultat nous conduit au principe suivant, dont nous aurons plusieurs fois l'occasion de vérifier l'exactitude: Lorsqu'un fil de métal non oxidable, ou une suite a, a\ a\ a", etc., de particules métalliques, liées entre elles par la force d'agrégation, est en contact, par l'une de ses extrémités, avec une source de chaleur b , d'une nature quelconque, à l'instant où la chaleur commence à se propager dans ce fil , cette extrémité prend l'électricité positive, tandis que l'électricité négative est chassée dans tous les sens; mais a recevant de la chaleur de <?, ci' de a\ etc., il en résulte que la seconde particule qui s'échauffe aux dépens, de la première, prend à celle-ci, à chaque instant, de Péleçtricité positive et lui donne de l'électricité négative, et ainsi de suite pour les autres particules. On a donc une distribution de l'électricité semblable à celle qui est indiquée dans la fig. a3; la décomposition du fluide électrique sera immédiatement suivie d'une recomposition, qui produira ainsi une multitude de courants électriques moléculaires. D'après cela, le fil, ou le système de points matériels, ne peut avoir d'électricité libre qu'aux extrémités. Si doiiC on touche le bout incandescent avec un corps conducteur assez volumineux pour qu'il ne s'échauffe pas sensiblement, tel qu'un morceau de papier humide, on lui enlève son électricité positive, et il ne reste au fil que l'électricité négative. Revenons maintenant aux deux fils de platine, séparés par un petit tube

Page 1