‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 210 sur 314 · SÔ · texte numérisé non relu

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La moyenne des premiers rapports est a.3i8 et celle des seconds a.a5g; et la moyenne des deux est a. 288; mais lé rapport des masses ou des cubes du diamètre est a . a5, d'où Ton voit que les tangentes des déviations sont proportionnelles aux cubes des diamètres, toutes choses égaies d'ailleurs. Le cube des diamètres étant proportionnel aux masses, ou devait en conclure que les tangentes de déviation étaient aussi proportionnelles aux masses; et telle est, en effet, la conclusion qu'il en tira, lorsqu'il fit l'expérience avec un obus de 10 pouces, dont le poids était de 96 livres, les | de celui du dernier boulet de la même dimension ; mais M. Barlow fut très-surpris de ne trouver aucune différence entre ces résultats et les premiers. En faisant une série d'expériences du même genre avec des obus et des boulets, il a trouvé, en comparant les résultats, qu'ils s'accordaient en tous points; dès lors il lui parut évident que le pouvoir d'attraction résidait tout entier à la surface et était indépendant de la masse. M. Barlow a fait encore des expériences multipliées avec des obus de différents dia-

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mètres et de différentes. épaisseurs, et toutes lui ont donné la même loi, savoir : que les tangentes de déviation sont proportionnelles aux cubes des diamètres, ou comme la puissance 4 des surfaces, quels que soient le poids et l'épaisseur. Mais la force magnétique étant comme la surface , -et la tangente de déviation comme la puissance \ des surfaces, il s'ensuit que le carré de la tangente de déviation varie directement comme le cube de la force, ou que la tangente de déviation varie directement comme la puissance -| de la force.

Bien que le pouvoir d'attraction réside à la surface et soit indépendant de la masse, cette loi a néanmoins des limites, puisque M. Barlow a reconnu que le fluide magnétique exige que le métal ait une certaine épais» seur excédant j^x pour qu'il se développe et agisse avec un pouvoir complet. C'est un exemple remarquable de l'analogie qui existe entre les* fluides électrique et magnétique.

§ IX. Recherches de M. Haldat sur la force coercitwe des aimants.

i\[\. Bien que les recherches de M. Haldat sur la force coercitive des aimants n'aient conduit à aucun principe nouveau, néanmoins nous croyons devoir en faire mention ici, pour montrer quelques applications des principes connus.

On prend une lame de tôle d'acier , destinée à la fabrication des cuirasses, de 2 à 3 décimètres carrés de surface et de 1 à 3 millimètres d'épaisseur. Après avoir décapé et adouci la surface avec une lime ou du grès fin , l'on trace dessus , avec l'extrémité d'un barreau aimanté, des figures quelconques; si l'on répand sur la surface une couche mince de limaille de fer et que l'on frappe doucement, celle-ci s'arrange sur les figures de manière à les rendre visibles. Cet arrangement a lieu d'une manière particulière : les parcelles de fer qui se trouvent d'abord répandues uniformément sur la sur-

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