‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 214 sur 314 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

reau, en $e refroidissant, fut devenu rouge de 9ang, Faction fut très-intense; et à une température intermédiaire entre les deux autres, il se produisit une déviation de 4° et demi en sens contraire, laquelle dura environ i minutes. La barre ayant été élevée de 6 pouces, la déviation fut alors de io° et demi, qui resta fixe également pendant 2 minutes; l'aiguille céda ensuite à l'action ordinaire du fer, et fit un mouvement de 8i° en sens contraire.

Il résulte de ces expériences que l'action anomale du barreau à la température intermédiaire, entre le rouge blanc et le rouge de sang, présente ce caractère singulier, qu'elle augmente à mesure qu'on élève le barreau au-dessus de l'aiguille, tandis qu'à une basse température, l'action d'une barre de fer dans les mêmes circonstances va. toujours en s'affaiblissant.

Si Ton place la boussole à la hauteur du centre de la barre chauffée jusqu'aux températures anomales, il suffit du plus léger déplacement pour que la déviation change de valeur et de signe.

M. Barlow a soumis à l'expérience deux barres en fonte et en fer malléable, chacune de ^5 pouces de long, et de 1 pouce j de côté, ainsi que deux autres barres de même nature et de même dimension , qui furent constamment maintenues à la température ordinaire pour servir d'étalons. La durée des expériences étai d'un quart d'heure; la chaleur blanche était maintenu pendant 3 minutes; ensuite les actions anomales se manifestaient et transportaient l'aiguille , suivant les cas, à j5, 20, 3o et 5o° de sa position naturelle. Deux minutes après, on commençait à observer les effets de l'attraction ordinaire du fer; quelquefois cette attraction atteignait subitement son maximum ; dans d'autres elle augmentait graduellement.

On peut consulter le tableau des expériences dans le mémoire de M. Barlow (1).

(1) Philosop. tratisaç., année 16*2, p. t*4»

364 PROP. V-AGVJST. DU FER ET DE L ACIER INClff.

On y voit que l'attraction négative était la plus forte là où l'attraction naturelle était la moindre, c'est-à-dire à* l'opposé du milieu de la barre ou dans le plan de non attraction.

M. Barlow a fait aussi une expérience avec un boulet de 24; mais la chaleur était trop intense pour qu'on pût regarder les observations comme très-certaines. Il a donné néanmoins les nombres suivants :

Attraction froide + 1 3° 3o'

Chaleur rouge — 3° 3o'

Chaleur à blanc. o° o'

Rouge de sang 4- 190 3o'

Des barres de cuivre, d'une dimension plutôt plus grande que moindre , ont été chauffées au plus haut degré de chaleur que le métal pouvait supporter. En les approchant de l'aiguillé, on n'a pu reconnaître sur elles aucune action appréciable. D'après cela, on ne peut admettre que la chaleur, dans les expériences de M. Barlow, agisse indépendamment du fer. auquel elle était appliquée.

M. Barlow, pour expliquer les anomalies qu'il a observées, suppose que, pendant le refroidissement des barreaux , les extrémités où ce refroidissement est plus rapide deviennent magnétiques avant tout le reste du métal, et qu'il en résulte un genre d'action assez complexé. Il avoue néanmoitis que cette supposition n'explique pas, d'une manière suffisante, tous les phénomènes observés.

219. M. Rupffer a donné l'explication suivante des actions anomales du fer incandescent. Dans les barreaux fai- . blement aimantés, les points d'indifférence sont fort rapprochés des extrémités ; or, dans l'expérience de M. Barlow, le magnétisme communiqué au fer doux par l'action de la terre , étant nul au rouge brillant et atteignant son maximum au rouge sombre, il se forme probablement un point d'indifférence à chaque extrémité du bfu>

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