DATE
de
l'observation.
9 in
9 ni
.... 7 mars.
Ces observations nous démontrent que les variations diurnes ne contribuent en rien à la diminution du magnétisme de l'aiguille, à mesure que sa température s'élève.
Ces résultats nous mettent à même de déterminer par approximation le rapport qui existe entre la température et la durée des oscillations; en effet , de — i° 7 à io°, c'est-à-dire dans l'intervalle de u°;, la durée de 3oo oscillations a augmenté de 6' sur 791* 7 ; de même, de — i° 7 à 26°, c'est-à-dire dans un intervalle de 270 7, la durée du même nombre d'oscillations a augmenté de i3 7. En comparant ces deux rapports, on voit que dans l'intervalle de o° à 3o°R, chaque degré de chaleur augmente à peu près d'une demi-seconde la durée de 3oo oscillations de l'aiguille. Rien n'est plus simple que de réduire à la même température, à celle de io° par exemple, les observations précédentes, qui expriment la durée de 3oo oscillations. Voici les valeurs obtenues :
i«'tabl. 778i, 7784, 7787, 777ï> 778, 778> 777a tabl. 797 i, 797^, 795^, 796|, 796, 797.
374 IWFL. DE LA TEMPÉR. SUR LÀ DISTR1B. DES AIM.
22 3. Pour déterminer la loi du décroissemerit des forces magnétiques à des températures plus élevées que 3o*, M. Kuprfer a placé un barreau récemment aimanté, de o,5 de longueur, parallèlement au-dessous d'une aiguille librement suspendue , les pôles inverses en regard. Cette aiguille, abandonnée à elle-même, exécutait 3oo oscillations en 762" à i3°R : en présence du barreau, elle n'employait que 42</« .
Le barreau a été plongé dans de l'eau contenue dans une cuvette de cuivre rouge, dont la température a été portée successivement jusqu'à 8o°; on a compté chaque fois le temps nécessaire pour exécuter 3oo oscillations, puis on a laissé refroidir, et on a compté de nouveau , pour conuaître les changements apportés dans la distribution du magnétisme par l'effet du refroidissement.
^lïMPÉâATTTREDUflA^rfÈAtf. :
; BffRÉE DE 100 OSCILLATIONS.
Ces observations prouvent encore que l'intensité des forces magnétiques diminue avec la chaleur, et qu'un barreau aimauté à la température de i3°, chauffé jusqu'à 80% puis refroidi jusqu'à i3°, ne reprend plus son premier état magnétique , qui se trouve diminué ; résultat que nous avions déjà observé précédemment, et qu'il était facile de prévoir, puisque le barreau, en se refroidissant lentement, perd de sa trempe et par suite une portion de son magnétisme libre.
2^4« Représentons par p l'intensité de la Force taàgriétique du barreau à 1 3°, après lé refroidissement, en prehàfit pour unité celle du mêtrie barreau à 1 3° avant l'éléyaHoh de température, et par q l'intensité de la force à 8od, celle de i3 étant prise aussi pour unité; éi l'on diViàë 3oo par 4^9* et qu'on élève au carré, on aura la force qui a sollicité l'aiguillé aii commencement de l'expérience ; cette force se compose de celle du barreau aimanté et de la force magnétique de la terre ; il faut donc retrancher de ce nombre l'expression de la force terrestre qui est égale au carré de |-f \\ r]\d étant la durée de 3oo oscillations exécutées par l'aiguille aimantée quand elle est abandonnée à elle-même. Si l'on substitue 463 à 4^9% on a ld force qui est Àestéë au bàitëau, ' après que sa température à été portée à 8b*. On trouve que la Force exercée par le barreau h i3 degrés étant représentée par i, p = 6,787487, # == 0,91 1 i 177L Cet exemple suffit pîour montrer comment on peut déterminer la forcé d'aigiJilles aimantées dont on fiiit varier là température et qu'on laisse ërisuite refroidir lëHtement. Nous avons Vu précédefamerit que dané l'intëN vàlle dfe d à 3o#, là durée de 3bc oscillations augmente de o*,5 pour fchitjue degré de chaleur} 11 b'agit àctliellemettt de déterminer les accroiésethènts de là durée danè l'intervalle de o à 80*.
M. Kupffer a remarqué dans un tabledil d'observà*tiôns que nous ne rapportons pas ici , que fes dccroîâsements de la durée de 3bo oscillations sont fcn raisbii simple des accroissements de la température; èi cbrnme dans cet intervalle lès accroissements de là durée sont à peu près en raison ih versé des accroissements dès forces, il en déduit la loi que l'intensité de la force d'un barreau aimanté diminue par la fchaleur, de manière que tes décaissements sont en raison simple des àcçroifcséhïènts de la chaleur. Ainsi la durée de 3oo oscillàtibhs etdrit de 798* à i3°, elle sera de 83 i* à 8o°.
jSoit C la force exercée par le globe sur l'aiguille oscillante, soit x le nombre de secondes que pe{te aiguille emploie pour faire h b'scillâiibns à 1 3** ft, Soient f fê rorce
376 INFL. DÉ LA TEMPÉR. SÛR LA. D1STRIB. DES AIM.
exercée par le barreau à la même température, x le nombre de secondes que la même aiguille emploie pour faire n oscillations à la température £.
M. Kupffer a trouvé , en donnant à q la même dé* signatiou que ci-dessus,
v/(c+F-Li^l')G--0
Cette formule représente avec une grande exactitude les résultats de l'expérience (1).
22 5. Il était intéressant aussi d'examiner les changements qui s'opèrent dans la distribution du magnétisme d'un barreau, lorsque Ton échauffe seulement'ûne de ses extrémités. Pour observer ce phénomène, on place un barreau aimanté à côté et parallèlement à une aiguille suspendue horizontalement, les pôles inverses en regard. L'aiguille ne reste dans le méridien magnétique qu'autant que son point d'indifférence et celui du barreau se trouvent sur la même ligne perpendiculaire à l'aiguille. Quelques essais suffisent pour trouver cette position. Pour peu que le point d'indifférence se rapproche de l'un des pôles de l'aiguille , quand on dérange le barreau, toujours dans la même direction, ce pôle se trouve repoussé, parce que le pôle opposé de l'aiguille est plus fortement attiré par le pôle correspondant du barreau qui s'est rapproché, tandis que l'autre s'est éloigné.
Supposons que Ton ait chauffé le pôle boréal du bar-reau , le pôle austral de l'aiguille qui était en regard a été aussitôt attiré; ce fait prouve que le point d'indifférence s'est éloigné du pôle chauffé , ou du pôle dont la force magnétique a diminué : ce qui est conforme a la
(1) Annal, de Ch. et de Phys., t. xxx, p. ja6.