‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 252 sur 314 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

a44- Si Ton compare les phénomènes électriques d'attraction et dé répulsion aux phénoiflènes magnétiques du même genre, on trouve des rapports communs et des différences caractéristiques qui ne permettent pas d'appliquer au magnétisme la théorie mathématique de l'électricité. Nous avons montré que les premiers peuvent être attribués à l'existence de deux fluides , dont les molécules de chacun d'eux se repoussent entre elles, et attirent avec la même force les molécules de l'autre fluide, et ce en raison inverse du carré de la distance. Même supposition peut être faite pour les attractions et répulsions magnétiques, c'est-à-dire que l'on peut le$ faire dépendre de deux fluides doués des mêmes propriétés attractives et répulsives. D'un autre côté , dans l'électricité, on partage les corps en corps conducteurs et corps non conducteurs ; les premiers s'électrisent immédiatement par influence, à l'approche d'un corps électrisé , et rentrent dans l'état naturel , aussitôt que l'on retire ce corps; tandis que les autres résistent longtemps à cette action. Mais une fois que l'électricité y est développée , elle y persévère pendant plus ou moins de temps , quand ils sont hors de sa présence. Dans le magnétisme, on établit une semblable distinction entre le fer doux , non écroui , ni tordu , et l'acier trempé. Tels sont les rapports communs; voyons les différences.

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